Existence: Chapitre 5

Existence: Chapitre 5
Chapitre 5 : Rentre chez toi !

Un rayon de soleil vint l
angoureusement caresser son visage, le sortant peu à peu du sommeil. Il reprenait peu à peu conscience de son environnement. Des bruits de vaisselles tintaient à ses oreilles et une odeur de café envahissait la pièce. Les dras était doux et sentaient bon. Il se laissa aller dans ce cocon de chaleur. Jamais il n'avait aussi bien dormit. À l'orphelinat il devait se lever tout les jour à six heures pour faire leurs tâches habituelles.

L'orphelinat ...

Il se leva en sursaut, sa mémoire endormie s'était subitement réveillé et tout lui revint en mémoire. Mais ou était il ???

Des pas s'appro
chèrent et il se recula du plus qu'il pouvait dans le coin du lit.
Son c½ur battait la c
hamade alors que la porte de la chambre s'ouvrait...
Sur
une jeune fille, celle qui, précisément, l'avait aidé à fuir la veille.

-Ha tu es de
bout, il me semblait bien que j'avais entendu du bruit. Dit elle avec un large sourire pour lui.

-Allez vient dé
jeuner. Tu pourras prendre une douche après, car j'ai soigné une partie de tes blessures hier soir mais je crois que ça te fera du bien de prendre une bonne douche chaude.

Elle
sourit de nouveau et lui fit signe de la suivre.
I
l se leva finalement et rougit en se découvrant en boxer, il attrapa vite ses vêtement posé à coté du lit et les enfila, avant de la rejoindre dans la pièce d'à coté.

Il
la découvrit occupé de s'escrimer au dessus d'une casserole d'où du lait bouillant tentait de se faire la malle.

-Assied toi, j'en ai pour
quelque minute. Désolé mais je n'ai rien de mieux à te proposer que quelques biscottes avec un fond de confiture. Mais ne t'inquiète pas je te fais du chocolat chaud !

-
Tu aime le chocolat chaud j'espère ? Elle le regarda avec des yeux de chien battu, et esquissa un grand sourire lorsqu'il hocha de la tête.

I
l s'assit pendant qu'elle retournait à sa casserole et prit le temps d'examiner les lieux.
Une petite cuisi
ne en forme de L contre le mur, une table ronde, quatre chaise et un petit canapé avec une petite télévision dans un coin. Ça avec la chambre pourvue de deux lits et d'un bureau et d'une salle de bain, ce n'était pas le grand luxe, mais ça allait.

Sa sauveuse
se retourna vers lui sa casserole dans la main et un air victorieux sur le visage. Elle était marrante comme ça, à vouloir à tout prix lui faire un chocolat chaud sans même lui demander avant si il en voulait.
Il sourit.

-Merci.


-Ho mais de rien ! Tu sais
que tu m'as fait peur hier soir quand tu t'es évanoui dans mais bras, je ne savait pas du tout quoi faire et comme je savait que tu ne voulait pas aller à l'hôpital, je t'ai ramené chez moi.

-Au f
ait, je ne me suis même pas présentée, moi c'est Lyra, Lyra Mayson.
Il hocha la tête m
ais ne lui donna aucun nom, comment pourrait il lui expliqué qu'il n'en ai pas sans mentionner l'orphelinat et le fait qu'il se soit échappée.
Non il ne pourrait pas et n
'avait aucune envie de tout lui raconter, mais pour qu'elle ne se pose pas de question il laissa échapper un faible.

-David...

-Et
bien, David, je suis enchanté de faire ta connaissance, mais il va bientôt falloir que je parte pour l'unif, alors vas vite prendre une douche et après je te reconduirait chez toi.

-Ce n'est pas la peine ! Lança-
t-il un peu trop vite pour que cela paraisse naturel.

-Ok. Elle ne sembla
it pas convaincue mais le laissait quand même faire, qu'est ce que cela pourrait lui faire qu'il rentrait chez lui ou pas, ce n'était pas son problème, elle en avait déjà bien assez fait en le ramenant chez elle.

-Va à
la douche maintenant. C'est la porte à ta droite quand tu rentres dans la chambre.
Il se leva et passa dans la
pièce à côté.

Il n'y avait pas fai
t attention au départ mais la chambre était un vrai bordel. Il y avait des vêtement, cour et autres accessoires dans tous les coins. (Vous voyez l'appart de Julia Roberts dans « Pretty Woman » ? Et bin c'est pareil ! ^_^)
Il entra dans la minuscule salle de
bain ou tenait tant bien que mal, une douche, un lavabo avec une glace et un W - C.
Il se lava vite et partit
alors avec Lyra qui l'attendait. Arrivé dans la rue Lyra le retint un moment.

-T'es s
ur que tu veux pas que je te reconduise ?

-Non, merci. Ça ir
a.

-Tu ne rentres pas vr
aiment chez toi, hein ? Il n'y avait ni reproches ni accusation dans ses yeux, seulement une triste compréhension.

-Non p
as vraiment. Il s'éloigna déjà d'elle en lui disant ça, il se doutait qu'elle ne ferait rien pour l'arrêter mais il ne pouvait être que trop prudent.

Lyra le regardait s'éloigner. To
ut ce qu'on pouvait dire c'est qu'il n'était pas très causant celui-là. Elle s'en voulait de ne rien pouvoir faire pour lui ; rien qu'en regardant son expression lorsqu'elle lui avait demander ou il allait, on voyait qu'il était plonger dans les ennuis jusqu'au cou.
Un enfant de son âge ne dev
rait pas se préoccuper de cela. Elle le vit porté une main à ses côtes sûrement meurtries par la bagarre qui lui avait ouvert l'arcade.

-Hé attend
, David, ou qui que tu sois ! S'il te plait attend ! Il se stoppa mais ne se retourna pas. Elle couru alors jusqu'à lui.

-Si t'as encore des ennuis ou si t'as juste envie de parler, tu sais maintenant où j'habite.
Et cha
que soir je suis au coin de la rue St Vincent, prés de la discothèque où tu t'es évanoui l'autre soir.

-Prome
t moi de venir si ça va pas...
Elle s
'était décidée en quelque seconde. Elle ne voulait vraiment pas qu'il lui arrive quelque chose à ce gamin, car aussi étrange que cela paraisse, elle s'y était attachée à ce petit bout de chou tout perdu.
Elle le regardai
t maintenant, tendue, attendant qu'il réponde à son offre.

Il avait eu p
eur quand elle l'avait hélé, mais en ce moment, il était surtout étonné de cette offre d'amitié inhabituelle pour lui.
Il esquissa un sourire.

-Je
saurais m'en souvenir.
Un sourire é
blouissant envahit le visage de Lyra.

-Et bien, maintenan
t, vas-y petit monstre, je dois aller étudier moi !
E
lle lui ébouriffa tendrement ses cheveux couleur jais.

-Fait bien attent
ion à toi surtout, d'accord ?
Après
un dernier sourire elle se détourna et s'encouru vers son université.
___
_____________________________________________________________________

Cel
a faisait à peine quelques heures qu'elle l'avait quitté mais pourtant elle ne pensait qu'a lui, ce petit garçon qui était rentré dans sa vie et qui l'avait totalement chamboulé. Elle qui ne voulait pas d'attaches et ne devoir s'occupé de rien ni de personne, s'inquiétait sans cesse depuis quelques heures pour « David ».

"J'aurais du l'obliger
à rester avec moi! Mais je ne pouvais pas m'encombrer d'un gosse surtout avec mon métier! Et si il lui arrivait quelque chose, je m'en voudrais toute ma vie! Mais je ne sais rien de lui, ni son nom ni qui il est! C'est vrai peut être est il un tueur psychopathe! N'importe quoi! Mais... il a peut être des parents qui le cherche, ce n'était peut être qu'une fugue. Où c'est peut être plus grave et il est maintenant occupé de mourir dans un coin transpercé de coup de couteaux!!!
Holala!! Bon on ce c
alme! C'est clair dés que je le revois, je ne le lâche plus! Quitte à ce qu'il vienne vivre avec moi! Voilà c'estcidé, il suffit juste qu'il réapparaisse maintenant..."

Lyra referm
a son bouquin de Chimie, cela faisait des heures qu'elle tentait de se concentrer sans y parvenir alors autant allez directement se préparer, elle aurait une nuit chargée ce soir.
______________________
_____________________________________________________

Cela faisait maintenan
t plusieurs heures qu'il avait quitter Lyra et il errait maintenant dans les rues de Berlin à la recherche d'un toit pour la nuit. Il ne pouvait se permettre de se présenter aux offices pour sans abris car un gamin de son âge ce ferait vite repérer et l'orphelinat avait sûrement alerté la police de sa fuite.

Il repensait à Lyra, la première per
sonne à avoir été aimable avec lui. Il savait qu'il pouvait lui faire confiance pour l'héberger une nuit de plus, elle lui avait elle-même proposé. Mais cela voudrait dire, tout lui raconter ou au moins une partie et il ne sentait pas prêt à se confier. Surtout qu'elle pourrait décidé de le renvoyer là-bas.

Cette pensée le fit fr
issonner, ou bien était ce la nuit qui en tombant avait refroidit l'air?
Ce sera quitte ou d
ouble. Il allait retrouver Lyra et lui demander de le loger encore cette nuit. Demain matin il partirait avant elle et lui piquerait un peu d'argent pour prendre le train.
Il se sentait sale de
profiter ainsi de sa gentillesse, mais il ne pouvait pas la laisser fouiner dans sa vie. Et il le savait, le train était sa meilleure chance. Il irait dans une ville assez loin pour que la police n'ai pas penser à envoyé des avis de recherche jusque là, et pourrait alors recommencer une nouvelle vie.

Il é
tait maintenant arrivée au coin de la rue St Vincent mais pas de Lyra en vue.
Il a
vait bien compris ce que Lyra faisait tout les soir dans cette rue, elle, comme toutes les autres femmes ici présentes, vendaient leur corps au plus offrant.
Il s'approch
a d'une prostituer, la clop au bec, au rouge cramoisi sur ses lèvres tombantes, au top sertit de paillette et aux talons compensés.

-Qu'es tu m'veux mon chou, j'fais pas
dans la pédophilie moi?!? Dit elle avec de grand air.

-Je voudrais savoir
si vous saviez où était Lyra? Lui demanda-t-il poliment.

-Lyly la tigresse?
Elle est partie avec deux gars dans la ruelle là-bas. Mais dit moi, pourquoi tu la cherches la Lyly?

-Cela ne vous regarde p
as! Il avait dit cela calmement mais lui lançait un regard noir, il ne l'aimait pas trop cette bonne femme!
Il lui fit quan
d même un salut de la tête et s'en alla. Mais à peine avait il fait trois pas qu'elle lui lançait...

-Et tu sais qu't'es m
inions quand t'es fâché toi! Revient me voir dés qu't'aura pris quelque centimètre, je me ferait un plaisir de t'enseigner tout ce que je sais!
Il en resta bouche bé
e, y a pas à dire elle était vraiment frappé celle-là!

Il entra dans la ruelle dé
signée et cru voir une forme au fond, il s'engouffra donc dans les ténèbres. Mais au plus il marchait au plus il percevait comme des bruits de lutte.
Mais que ce pa
ssait-il? Lyra...

Lyra était aux prises
avec deux gars qui ne semblaient guère plus âgée qu'elle. Un la tenait plaqué contre un mur pendant que l'autre tentait de lui arracher son haut.
Il se ressaisit, il
ne pouvait laisser ça arriver, surtout à elle. Non surtout pas à elle.
Il prit so
n courage à deux main et cria, il savait que de savoir que quelqu'un les avait vu décourageait la plupart des agresseurs.

-LYRA!!!
À ce cri les deux gars se retour
nèrent vers lui, ce qui lui permit de les détailler.

Spyke et son copain Arrow.

Merde!

-Ho mais qui voilà! Regarde Arrow,
c'est Poupée!

Spyke délaissa le haut de
la fille pour se diriger vers lui, alors que Lyra était toujours fermement maintenue par Arrow.

-Cela fait deux jours qu'
on te cherche partout et on a le déplaisir de te retrouver là ou on s'y attendait le moins. Pourtant c'était logique, t'es notre petite pute alors c'est normal que tu sois parmi tes semblable!

Je tenta le
tout pour le tout.

-Spyke relâche-là!

-D'accord, si tu me suis bien gentiment jusqu'à l'orphelinat et qu'une fois là-bas tu me laisse te faire tout ce que je veux!

Il souriait de toute ses dents, persu
adé que je n'avait pas d'autre choix, si je tenait à Lyra.
Et il avait raison, moi
-même je ne voyais pas ce que je pouvais faire d'autre. Cela me faisait enrager. Pourtant il fallait que je trouve une échappatoire. Je m'étais assez fait amoché la dernière fois en leur échappant, ce n'était pas pour retombé entre leurs mains aujourd'hui!
Je ne m'était jamais laisser fa
ire lorsqu'ils m'avaient violé et je m'était promis de ne plus jamais les laisser me faire ça, jamais...

Spyke était maint
enant parvenu à ma hauteur et c'était placé de sorte à me couper toute retraite, si jamais je tentais de m'enfuir.

-Tu peu
x aller crever Spyke, jamais je ne rentrerait et encore moins avec toi! Je lui cracha avec toute la hargne dont j'était capable.
Vu la tête qu'il tirait ma réponse n
e devait pas lui plaire. Et bien tant pis pour lui!

-Ho que si, tu vas rentrer av
ec moi princesse. Tu m'as toi-même empêché de calmer mes hormones, alors tu en payeras les frais, ce n'est que justice, non?
Il voulu m'agripper par le bras mais je
me plaça hors d'atteinte.

-Compte là-d
essus!

Je prit appui contre le mur derri
ère moi et me propulsa vers l'avant, la tête la première.
Il ne vit pas le coup ar
rivé et je réussi à l'atteindre dans le ventre, ce qui lui coupa la respiration et le fit tomber à genoux. J'en profita alors pour lui shooter dans le visage mais il attrapa mon pied au vol et me propulsa au sol. Ma tête claqua sur le macadam.

Il me fall
u quelque seconde pour reprendre mes esprits mais il était déjà trop tard, il avait fondu sur moi et me maintenait au sol. Il était assit sur mon bassin et tenait dans sa main droite mes poignets, relevés au dessus de ma tête.
J
e me débattais tant que je pouvais mais cela ne servait à rien. Lyra aussi se débattait en leur criant de me lâcher et de me laisser tranquille.

Des larmes coulaient de
mes yeux sans que je puisse les arrêter, c'était bête, si bête de s'être fait avoir comme cela.

Spyke fit l'e
rreur de se retourner vers Arrow pour lui crier de faire taire Lyra qui pourrait rameuter des gens.
Son appui
se libéra alors de mes poignets, que je défis directement de son emprise. Et avant qu'il ne puisse réagir, j'avais déjà empoigné un morceau de brique qui se trouvait à côté de moi et je l'abatis de toute mes forces sur sa tête.
J'enten
dis un craquement puis il s'effondra sur moi. Ma vue toujours brouillé par les larmes, je repoussa son corps et me releva tant bien que mal.

Ma tête était remplie de brouillard et mon corps tremblait. La seule chose qui passait et repassait dans ma tête fut...

"C'est fi
nis, je l'ai tué. C'est fini, il est mort. Je l'ai tué..."

Je
ne sais pas combien de tant je resta là, comme ça, cette phrase tournant dans mon esprit. Avant de sentir deux bras chaud autour de moi, qui me prenais dans une étreinte rassurante, et de doux mots être soufflé à mon oreille.

L
yra avait réussi, elle aussi, à ce défaire de son agresseurs en l'assommant. Elle m'avait ramener chez elle ce soir là et je n'en suit plus jamais partit.
Des copines à elle,
aux quelles elle avait expliqué toute la situation, avaient appelé une ambulance et Lyra elle-même me couvrit pour le meurtre de Spyke, en endossant la responsabilité. Heureusement la police en avait conclu à un accident et Arrow fut même incarcéré pour tentative de viol, coups et blessures.

Le
lendemain matin, alors que je voulais me faire la malle avec une partie de ses économies, Lyra m'intercepta et me proposa de rester avec elle.
J'
ai accepté et elle ne m'a rien demandé sur la nuit passée, je sais qu'elle se doute déjà d'une bonne partie mais je ne me s'en pas encore prêt à tout lui révéler.
J'espère un jour ê
tre capable de le faire.
Et q
uand je lui ais dit que David n'était pas mon vrai nom et qu'en plus je ne le connaissait pas, elle ne fit qu'un petit sourire en me demandant si, puisque je n'avait pas de nom, elle pouvait m'en choisir un.

Elle avait toujo
urs voulu avoir un fils pour lui donner ce nom. Elle n'avait pas de fils mais elle m'avait moi: Aniel Mayson

On est
quelqu'un car quelqu'un pense à nous, quelqu'un à qui l'on est liée par un nom, une nationalité. Tout cela n'a jamais été plus vrai que maintenant. Lyra en me donnant un nom, en me prêtant son nom, m'avait donné une partie de son existence, elle m'avait rendu humain.

(à suivre,...)

# Posté le jeudi 05 avril 2007 10:50

Existence: Chapitre 6

Existence: Chapitre 6
Chapitre 6: On était deux...

Tom était encore une fois de plus dans son
grenier. Son père l'avait encore énervé et seul l'atmosphère feutrée du grenier arrivait à le calmer.
La lumière entrant à flot par les petites l
ucarnes, dessinait des cercles sur les lattes de bois poussiéreuses. La poussière jouait dans ces rayons dorés, formant des nuages de dessin en constante évolution.

Pourtant ce grenier n'avait rien de plus que les au
tres, il y avait plusieurs des ses anciennes affaires, attendant en vain que le petit Tom reviennent pour jouer avec. Et plusieurs autre chose appartenant à son père. Mais dans un coin, caché sous un lourd tissu, ce trouvait un trésor.
C'était le bien le plus précieux qu'il possédait.

So
us ce tissu, dans un vieux coffre en bois, était entreposé tout ce qui restait des affaires de sa mère après sa mort.
Il y a bien longtemps qu'il
connaissait la vérité, ou plutôt, bien longtemps que son père lui avait révéler le peu qu'il savait.

Lorsqu'ils s'étaient connu, ils étaient t
out deux très jeune, mais malgré le refus familial devant cet amour, ils étaient resté quatre ans ensemble. Ils avaient vécu quatre ans de bonheur. Mais la famille de son père avait tout gâché. Assez riche, elle ne pouvait concevoir que son fils se marrie avec une fille au revenu modeste, ils envoyèrent donc son père étudier dans un pensionnat loin de Berlin.

Il n'avait plus jamais ni revu, ni entendu parler d'elle. Trois ans plus tard, à la sortie de ses études, un avocat était venu le voir, portant un petit enfant dans ses bras.
La jeune mère était morte d'une pneumonie
et tout ce qu'elle avait laissé était là, réunit dans ce grenier.

Tom
avait découvert ce coffre lors de ses six ans, il avait déjà l'habitude de monter au grenier lors de ses colères et était tomber par hasard sur ce coffre. Il contenait quelque vêtement, quelques bijoux... Mais le plus important trésor pour lui, c'était ce petit carnet de cuir usée, un petit carnet qui contenait les mémoires de sa mère.

Dés qu'il eu comprit ce
que renfermait le carnet, il n'avait eu qu'une hâte, celle d'apprendre, le plus vite possible, à lire.

Il c'était donc penché avec un sérieux qu
e son père ne lui connaissait pas, sur ses études. Quelle ne fut pas sa déception lorsqu'il comprit que le carnet n'était pas écrit en Allemand mais en Français.

Il ne voulait en aucun cas que quelqu'un d'autre puise
voir ce carnet et par là donc que quelqu'un le lui traduise. Il avait donc pris son mal en patience, et pris Français en deuxième langue.

Son p
ère n'avait jamais comprit pourquoi, seul en cour de français, son fils faisait des efforts, alors que pour tout les autre cours, c'était une catastrophe.

Cela faisait à peine un ans et demis qu'il avait pu se mettre
à la traduction du petit carnet, Mais il ne voulait pas allez trop vite. C'était réconfortent de lire ses lignes écrites par la main de sa mère, qui lui racontait une histoire, lui contait son histoire.

Il avait peur
de terminer trop vite sa lecture. Que le souvenir de sa mère, qu'il faisait revivre à chaque page, s'évanouisse une fois la dernière tournée.
Do
nc il prenait son temps, se restreignait à ne lire qu'une page à chaque fois qu'il visitait le grenier, comme pour le calmer.

Il était maintenan
t arrivé au trois quart du carnet. Si elle avait continué à écrire jusqu sa mort, il lui restait environ encore deux ans de confidence.

Il a
lla chercher le petit carnet brun et s'assit comme à son habitude dans un vieux fauteuil en osier pour commencer sa lecture.

20 décembre 1988,
Et oui cela fait bien longtemp
s que je n'ai plus foulé de ma plume les pages de ce journal, je m'en excuse. Mais ma vie a pris un tournant qui ne m'est pas des plus favorable pour l'instant.
Il m'a quitté
, ho bien sûr c'est par obligation de sa famille, mais voilà ce qu'il en est, il est partit et il me manque. Je lui écris tout les jour, mais je n'ai pas eu encore une seule réponse. Je crois que sa famille intercepte son courrier.
Mais ce n'e
st pas tout, je crois que je suis enceinte...
De lui...
Je ne sais pl
us quoi faire, ma famille ne l'acceptera jamais. Il leur est financièrement impossible de s'occuper d'un nourrisson. Mais je ne veux pas le perdre, il est tout ce qu'il me reste de lui.

25 décembre 1988,
Je c
rois que j'ai fait une bêtise, je me suis enfuie...
Je leur ai parlé d
e l'enfant. Ils voulaient me faire avorter, j'ai crié, j'ai pleuré et je me suis enfuie lorsqu'ils dormaient tous.
Je me débrouillerais bie
n toute seule. Et puis je ne suis pas vraiment toute seule car je suis avec lui...
Mon petit bébé.


Tom
referma le carnet des larmes coulait de ses yeux alors qu'un petit sourire se dessinait sur ses lèvres. Il était si triste de savoir tout ce que sa mère avait enduré, mais savoir qu'elle avait fait tout ça pour lui, lui donnait chaud au c½ur.

En un mois Tom avait lu et revécut
entre ces ligne une bonne partie de la grossesse de sa mère, ses joies, ses peines, sa difficulté à trouvé un appart et un boulot, ses chance en tombant sur des gens compréhensifs...
Il ouvrit à nouveau le pe
tit carnet de cuir, confortablement installé dans son fauteuil, et entama la suite de l'histoire.

2 septembre 1989,
OUF! Il est une heure
du matin et je viens de donner naissance, à 22H00 pile, à la plus grosse surprise de toute ma vie! Ce n'est pas un mais deux petits garçons qui sont sorti de mon ventre. Deux jumeau en parfaite santé et se ressemblant comme deux goutte d'eau.


-QUOI??? Comment ça deux!!!
Ses ma
ins serrées sur la couverture, les lèvres tremblantes, Tom ne comprenait plus rien.

Ils étaient...deux.
..

Tout ça n'était pas possible, s
i il avait un jumeau pourquoi n'était il pas, ici, avec lui?
Pourquoi
n'en avait il jamais entendu parler? Son père, savait-il? Pourquoi, pourquoi n'en savait il rien? Si il n'avait jamais lu ou même trouver ce carnet il n'en aurait jamais rien su!!!
Tom paniquait.

La seule ch
ose qui pourrait lui fournir ces réponses, était le petit carnet de cuir que se mains agrippaient à s'en faire mal.
Bouleversé il continua
la lecture.

J'ai Baptiser le premier Tom et le second, de dix minutes, Bill. Ils sont maintenant tout deux dans un berceau à côté de moi et je ne peu m'empêcher de les admirer.
Ils sont tous les deux châtain
clair et de ce que j'ai pu voir des yeux de Tom, ils auront les prunelles noisette de leur père.
En parl
ant de père, n'étant pas marier, je ne pu leurs donner le nom des Kaulitz. Sa famille n'apprécierait pas, je crois.
Dormez bien mes petits
anges et sachez que votre maman vous aime de tout son c½ur.

3 septem
bre 1989,
J'ai peur.
D'après ce que
j'ai comprit au discours de l'infirmière qui est venue ce matin, Le coût de mon hospitalisation sera assez élevé.
De plus
je vais devoir les déclarer à la commune, ce qui n'est pas donné non plus.
Mais surtout, je les déclare
sous quel nom, moi?
Si je veux qu'ils prennent le no
m de leur père, il va falloir qu'il les reconnaisse et qu'il m'en laisse la garde.
Ce n'est pas de lui q
ue j'ai peur mais de sa famille, elle doit avoir trop peur que je leur demande des indemnité par après, pour me laisser les garder. Je sais qu'elle a le pouvoir de réclamer leurs gardes et je n'ai pas de quoi payer un avocat.
Si ils veulent, ils pourront tout m
e prendre, ils ont assez d'argent et me détestent assez pour cela.
Je ne sais plus que faire.


Contraire
ment à son habitude Tom ne s'arrêta pas après une page, mais continua. Tout ce que cela impliquait était bien trop grave que pour le laisser à une prochaine fois.
Il avait le besoin bestial de savoir ce qui c'
était passé ensuite. Tous les non-dits autour de la mort de sa mère. Et Bill...
Il avait besoin de savoi
r ce qui était arrivé à son petit frère.
C'est en la
rmes et tremblant qu'il reprit sa lecture.

7 septembre 1989,
J'ai fai
t la plus grosse erreur de ma vie...
Je ne pourrais jamais plus me regarder dans une gl
ace...
J'ai fait la pire chose qu'une mère pouvait f
aire à son enfant...
Je l'ai abandonné...
Sous le p.
.. d'un orphelinat de Berlin.
J... me suis enfu...
de l'hôpital, je ne pouvais ... payer.
J'ai gardé To
m. Pourquoi? Je n'en sais rien... C'était l'aîné.
Il
m'était impo...ble de les élevé tout les d...
...pas
le choix...
...désolée...


Une grande partie du tex
te était illisible tellement l'encre avait coulé. Des traces de larmes étaient encore visibles. Seul témoin de la tristesse d'une mère qui avait du abandonner, de grés, son enfant.

Tom rajoutait ses larmes à
celles de sa mère.
Ne pouvant rien faire d'autre q
ue pleurer. Pour sa mère, pour ce frère disparut, pour tout ce qui avait fait que sa mère fut obligée de les séparer ce jour là.

Il sécha ses larmes de son
coude et tourna la page.
Il trouva la suivante blanc
he.

D'un blanc immaculé.

Et se voisine pareil. Une
trentaine de pages étaient ainsi, blanche, sans comporter la moindre écriture.
Il tourna fiévreusement
les pages, à la recherche d'une lettre, d'un indice, n'importe quoi qui pourrait lui dire ce qui était arrivé. Pourquoi sa mère n'avait elle plus écrit une seule ligne?

Arrivé à l'avant dernière page, il vit
avec bonheur que l'écriture reprenait. Bien que celle-ci semblait moins assurée, presque tremblotante.

17 décembre 1991,
Si je me permets de recommencer à
écrire dans ce carnet, alors que je me l'étais interdit.
C'est parce que je sais que je vais mourir.
Je
n'écrit pas pour me plaindre car je sais que depuis cette nuit, je n'en ai plus le droit, par respect pour toi...
Je sais que je n'en ai plus pour longtemps
, il suffit de voir les regards désolés que me porte les infirmières ou ceux qu'elles envoient à Tom.
To
m qui est à mes côtés depuis le début de mon hospitalisation, Tom qui dort maintenant à côté de moi.
C'es
t lui qui m'a permit de tenir pendant ces deux ans, c'est pour lui que je me levais chaque matin, que je me démenais au boulot.
Sache que je t'aime Tom, que
je t'ai toujours aimé et que je t'aimerais à jamais.

Cela fait trois ans que j'ai appris votre existen
ce, trois ans que j'ai quitter ma famille sans le regretter car je l'ai fait pour vous.
Cela fait de
ux ans que je m'en veux, deux ans sans vivre pleinement car tu n'étais pas à nos côtés...
Bil
l, saura tu un jour me pardonner ? Bien que je n'en ai pas le droit...
Chaque jour j'espérai
s avoir fait le meilleur choix, je me persuadais égoïstement que tu étais mieux là-bas, sans moi...
Mon ange, je ne t'ai jamais oublié, tu
était mon petit bébé, tu as grandit dans mon ventre et moi je t'ai trahi, toi et ton frère.
C
ar je le sais, en vous séparant, je l'ai privé d'une partie de lui. Chaque soir il pleurait seul dans le noir et je ne pouvais pas le consoler.
J'ai cassé ce lien spécial qu'il existe e
ntre les vrais jumeaux, et ce geste me dégoutte de moi-même.

Alors je vous demande pardon à
tout les deux...
À toi Bill pour t'avoir aband
onné et privé de la présence de ton frère et à toi Tom pour t'avoir également priver de ton petit frère et pour bientôt aussi t'abandonner contre mon grés cette fois.
J'ai laissé un mot
pour les infirmières disant de contacter ton père, Tom, avant de faire quoi que ce soit. J'espère qu'il s'occupera bien de toi.
J'ai confia
nce en lui. Je l'aimais et je crois que je l'aime toujours.

Ce sera les dernières lignes que
j'écrirais. Ma pneumonie mal soignée m'a emporté trop loin, je crois que je ne verrais pas le lever du soleil.
Alors je vais jus
te m'endormir en pensant à vous mes anges, vous qui me rendrez fière quoi que vous faite. Car vous êtes et vous resterez, pour toujours, mes deux petits princes, mes deux enfants...


Tom referma
lentement le petit carnet et le laissa échouer au sol. Son corps le suivit peu de temps après.
En position f½tale sur le sol, son corps éta
it secoué de pleurs silencieux. Il était horrible de connaître les dernières pensées d'un mort mais lorsqu'il s'agissait de sa propre mère et que ces dernières pensées étaient pour lui... Non pour eux!!
C'est à lui et Bill que sa mè
re pensait.

Mais pourquoi avoir emporter se t
errible secret avec elle, pourquoi ne pas avoir laisser une lettre à son père pour qu'il aille récupéré Bill. Car il en était sûr maintenant, son père ne savait rien. Bill non plus...
D
es millier de questions tournaient dans sa tête, il s'était redresser et était à genoux sur les lattes poussiéreuse, les larmes toujours dégoulinante sur ses joues.
_____________________
_____________________________________________________

Marc avait enfin réussi à cuisiner que
lque chose de potable. D'habitude Tom était toujours là pour l'aider et rattraper ses bourdes. Mais aujourd'hui encore ils avaient eu un accrochage et Tom était partit se réfugier dans le grenier.

Ça avait toujours été comme ça de
puis tout petit, Tom s'emportait facilement dés que quelque chose lui déplaisait et il partait toujours bouder dans le grenier.
Marc ne pou
vait comprendre l'attrait, quasi hypnotique, qu'exerçait le grenier sur son fils en colère. Mais il ne cherchait pas vraiment à savoir non plus, il préférait nettement le savoir au grenier qu'errant dans la ville ou occuper à casser tout le mobilier.
Non mais, c'est vrai! Pauvr
e mobilier, aucune considération. (-_-')

Allez
fallait appeler le monstre maintenant.
-TOM!!
SORT DE TA GROTTE ET VIENT MANGER!! Cris qui fit trembler, jusqu'aux fondations, la maison.

Pourtant dix minutes plus tard, et toujours p
as de Tom en vue.
-YOUHOU! TOM A TABLE!
Nouvea
u tremblement de maison... Toujours pas de Tom.

Marc légèrement i
nquiet, bin oui son bébé avait pu se blesser dans le grenier et être occuper de se vider de son sang dans un coin. (J'ai déjà entendu ça quelque part!^_^)
Il monta alors au grenier, tout en ap
pelant encore son fils, qui aurait très bien pu se trouver dans la salle de bain, comme dans sa chambre, à ce qu'il en savait.
M
ais ses appels moururent dans sa gorge lorsqu'il poussa la porte du grenier et vit son fils, à genoux, pleurant toute les larmes de son corps.

Il fut un moment stupéfait devant ces larmes. Cel
a faisait dès année que son fils n'avait plus versé une larmes, tout du moins en sa présence et voir ce jeune de seize ans, pleurer comme un enfant, le déstabilisait au plus haut point.
La seu
le chose qui lui vint à l'esprit, fut: Mais c'était quand même pas si important cette dispute, si ?

Il s'approcha doucement, lui
laissant le temps, si il le voulait, de lui refuser d'entrer. Mais Tom ne fit rien, au contraire ses larmes redoublèrent lorsqu'il vit son père.
Marc s'approcha, s'agenouilla à ses côtés et l
e prit dans ses bras.
Il lui murmura pendant un quart d'heure un
e litanie de paroles rassurantes.
-Shhuutt, calme toi. Tout va b
ien. Calme toi...

Lorsque Tom sembla enfin se calmer un peu et r
eprendre conscience de son environnement il lui demanda simplement:

-Mais qu'est ce qui t'a mis dans cet état?

Tom repris son
souffle dans un hoquet et il lâcha sa bombe.

-On était deux...
Dans un murmure.

-Comment
ça? Marc semblait totalement perdu, mais de quoi parlait son fils? Deux quoi?

Tom recommença à pleur
er. Il désigna le petit carnet de cuir au sol, à côté d'eux.

-M
am...Maman a écrit un journal avant...avant de mourir. Je, je ne suis pas le seul...
Il y a ...Bill, C'est mon jumeau... Elle, el
le la abandonné...
Il fut incapable de
continuer et se nicha davantage dans le cou de son père.

Le cerveau de Marc tournait à v
ide, il refusait d'enregistrer et de croire tout ce que son fils avait dit.
I
l reporta alors son attention sur cet étrange cahier de cuir. Il l'attrapa à bout de bras et l'ouvrit sur la première page.

Ce cahier appartient à:
Isabelle Heiderick


Non! Il ne
pouvait le croire!
Mais c'était bien l'écriture de celle qu'il a
vait toujours voulu appelée "sa femme".
Il prit alors directemen
t la dernière page et commença la lecture de ce qui avait, apparemment, bouleversé son fils.

À la fin il était encore plus perd
u, et ne voulant pas commencer à tout lire, il demanda quelque précision à Tom qui s'était, entre temps, quelque peu remit.

Il f
init en larmes également. Il avait des jumeaux...
Tom lui avait
tout expliqué, la fuite d'Isabelle, son accouchement, ses problèmes, Bill... , sa maladie et enfin ses excuses et ses mots d'amour.

Il se sentait si coupable de n'avoir rien pu faire pour ell
e, lui qui disait l'aimer, n'avait pas pu la protégé contre toutes ses horreurs.

Il sera encore plus fortement Tom contre lui. I
l n'y avait plus qu'une seule chose qu'il pouvait faire...

-On
le retrouvera! Je te promets qu'on le ramènera à la maison et qu'il vivra avec nous. Je te le promets...

Deux hommes, enfin un
père et son fils âgé de seize ans, se serraient dans leurs bras, envoyant leur pensée au loin. Vers le fils ou le frère perdu, pendant qu'un dîner refroidissait dans la cuisine.

(à suivre,...)

# Posté le jeudi 05 avril 2007 11:01

Existence: Chapitre 7

Existence: Chapitre 7
Chapitre 7: Ma vie avec toi, ma vie sans toi...

À plusie
urs kilomètres, de là, dans le même pays mais dans une toute autre ville, un beau jeune homme chantonnait tout en faisant la cuisine.

Il avait
de longs cheveux noirs, lui arrivant au épaule, parsemé de quelques mèches blanches.
S
on corps fin et androgyne, se trémoussait sur un rythme invisible. Il portait un jean troué à divers endroit avec un t-shirt noir à tête de mort rouge. Le tout accompagné d'une panoplie de bijoux, chaînes, bagues de style gothique.

Un délicieux fumet s'échap
pait de la cuisine et finissait d'attirer les ventres affamés. Un groupe de curieux, composé de jeune gens tous plus beau les uns que les autres, se tenait d'ailleurs en embuscade derrière la porte de celle-ci, afin d'être les premier à profiter du talent culinaire d'Aniel.

Le jeune ho
mme, surpris, failli même en lâcher sa casserole lorsqu'il passa la porte.

-Ho, c'est
pas vrai, vous êtes pas croyable! Vous pourriez au moins m'aidez au lieu de rester planter là bêtement. Râla-t-il plus pour la forme qu'autre chose, car chaque soir c'était pareil.

-Mais pourquoi donc
? On aime trop entendre ta jolie voix et en plus à chaque fois qu'on vient t'aider, on gêne plus qu'autre chose! Répondit un grand black, du nom de Samuel, mais que tout le monde appelait Sam.

Aniel a
lla porter son plat de pâtes et tout le monde vint s'installer autour de la grande table rectangulaire.

-Mais qui
vous ferait à bouffer si je n'étais pas là? Demanda-t-il dans un sourire.

-Heu... Bin
sûrement Mrs Riviera et ça risque pas d'être joyeux tout les jour, non mais je te jure, ce qu'elle fait à manger c'est toujours atr...

Samuel
s'arrêta soudainement et regarda avec appréhension la porte de la salle à manger, il lui semblait bien qu'il avait entendu quelqu'un arriver.

-
Toujours quoi? Allez je t'en prie, Samuel, va jusqu'au bout de ta pensée.

Mrs Riviera
se tenait dans l'encadrement de la porte, et regardait avec sévérité le pauvre Sam, qui malgré sa carnation foncée, rougissait comme un gamin pris en faute.

-Non, non, ri
en du tout, je disait juste qu'il était dommage que vous ne cuisinier plus, j'adorais vos plats. Il lui fit un sourire d'excuse.

Mrs Riviera es
quissa un petit sourire.
-Ça
me fait plaisir que tu apprécie autant ma cuisine, on ma toujours dit qu'elle était infecte. Son sourire s'agrandit encore plus.

-Mais si tu l'
aime autant je me ferait une joie, de te cuisiner chaque soir quelque chose.
Le visage
de Sam s'affaissa alors que toute la table explosait de rire.

Mrs Riviera s'assit fi
nalement avec eux et tous purent commencer à manger.

Cel
a faisait six ans que Lyra l'avait recueillit. Il y avait eu des hauts et des bas, mais c'était toujours plus facile d'être à deux pour les résoudre. Lyra était devenue sa meilleure amie, sa grande s½ur, mais surtout sa mère de substitution. Il était fier de porter son nom.

Cela n'avait pas toujours été facile, ne devant se baser que sur les revenus de Lyra, l'argent était souvent venu à manquer. De plus son métier contraignant leur faisait des horaires de fous.
Et oui "
leur" car Aniel refusait de s'endormir avant que Lyra ne soit revenue, de peur qu'il lui arrive quelque chose. Les premières nuits après l'incident, il tenait même à tout pris à l'accompagner pour qu'il ne lui arrive rien.

Pu
is ils avaient rencontré Mrs Riviera.
Lyra n'av
ait jamais voulu rentrer dans une maison close car la plupart du temps le patron prenait un pourcentage assez élesur leur salaire et les traitait comme des chiens.

M
ais Mrs Riviera n'était pas comme ça.
À
la mort de son mari, elle avait ouvert sa maison à ceux qui en avait le plus besoin.
E
lle dirigeait maintenant une maison close. Mais elle en faisait plus pour ses pensionnaires que n'importe qui d'autre.

Ses règles étaient strictes, mais elle ne faisait aucun profit sur le dos de ses employer, son pourcentage servait à acheter la nourriture, à payer l'eau et l'électricité.
Ell
e assurait la sécurité de ses pensionnaire ne faisant entré que des personne de confiance.

Et
elle avait tendu la main à Lyra un soir où celle-ci faisait le trottoir, c'était il y a quatre ans.
Elle l
es avait accepté tout les deux, sans rien leur demander.

Aniel
s'était très vite intégré, tous le choyaient comme un petit frère.

Da
ns cette maison, il n'y avait pas cette ambiance de haine et de jalousie qui existe dans les autres maisons. Et cela facilitait grandement la vie sur place.

-H
é! Aniel, tu rêve ou quoi?
Alex
une jeune fille rousse venait de passer sa main devant ses yeux, le ramenant à la réalité.

-
Heu non, non je t'écoute.

-Bin
t'en avait pas l'air, ça fait trois minutes que je tente d'entrer en contact avec toi, mon chou!

-Je voul
ais juste savoir si Lyra sera là ce soir?

-Pourquoi
? Tu comptes lui piquer ses clients si elle n'est pas revenue à l'heure? Dit-il avec un sourire malicieux.
Elle ro
ugit brusquement.

-Heu
...non mais j'aurait bien voulu qu'elle me remplace, y a Justin qui doit passer et...
Al
ex rougissait à vue d'oeil et elle tentait de cacher son visage dans ses cheveux.

-Ça va, j
'ai comprit. Je lui en toucherais un mot lorsqu'elle reviendra. Aussi non je peux toujours m'en chargé, si tu veux, de tes clients.
Il lui fit un clin d'½il coquin.

-Ho que non, choupinou
! Toi c'est ta journée de congé alors tu restes bien tranquillement dans ton appart et tu n'en sors pas de la soirée, d'accord?

Elle lui ébouriffa les chev
eux et pour ce vengée il décida de ne pas répondre à sa question. Na!
De toute
façon ce n'était pas vraiment une question. Il savait que chaque membre de cette bicoque veillerait à ce qu'il ne mette pas un pied dehors.

Et oui, par la
force des choses il avait choisi, également de se prostituer. Il ne pouvait supporter de vivre sur le travail des autres et d'utiliser l'argent de Lyra pour se vêtir et se nourrir.
Les autres av
aient eu du mal à accepter son choix, eux qui y avaient plus perdu dans ce métier que gagner quoi que ce soit, ne pouvaient supporter que leur "petit frère" face la même erreur qu'eux.

Mais ils
avaient fini par comprendre ce choix, bien qu'ils le surprotégent depuis ce jour.
Il n'avait jamais avouez à personne
son viol. Il ne voulait pas les inquiéter en plus avec ça!
Alors il avait perd
u sa virginité, c'est ce que tous croyaient, avec Sam.

Ils n'avaient jamais é
té amoureux, ils furent juste amant. Sam lui appris les ficelles du métier et depuis ils étaient devenu bons amis.
C'
était la personne en laquelle il avait le plus confiance après Lyra.

Lyra...

Elle devrait bientô
t rentrer, elle était partie faire quelque course pour son anniversaire.
Et oui on était bientôt
le 1er septembre, et tout le monde c'était mis d'accord pour lui préparer une petite fête.

Ouai... mais le 1er septe
mbre était aussi synonyme de rentrée scolaire. Et ça c'était beaucoup moins drôle.

Il n'avait aucun problème à suivr
e les cours, c'était les récrées qui étaient les plus soûlantes.
On ne pouvait
pas vraiment dire qu'il passait inaperçus avec son style, c'était même plutôt le contraire. Et ça ne plaisait, vraisemblablement, pas à certaines personnes. Qui ne pouvaient s'empêcher d'essayer de lui rendre la vie infernale.
J'ai bi
en dit essayer, car il s'était renforcé depuis sa sortie de l'orphelinat et arrivait sans mal à les envoyer balader.

Mais cela n'aidait pas à ce faire des
amis, de plus il ne pouvait pas ce permettre de les inviter chez lui sous peine qu'ils sachent tous, ce qu'il faisait après les cours et il ne souhaitait ça pour rien au monde.
Il restait donc la
plupart du temps seul.

Allez, arrêton
s la déprime! Ce soir il irait ce regardez un bon DVD accompagner de son fidèle pot de nutela. Qui malheureusement pour lui ne passera pas la soirée.

"J'e
spère que Lyra aura pensée à en racheter."
____________________________________
_______________________________________

Sans c
e douter de quoi que ce soit, dans un petit village, un jeune garçon avait exactement la même préoccupation.
A savoir: Nutela or not Nutela?

Tom râlait depuis un bon moment devant l'armoire vide de toute présence de son nutela chérie.
En
fait ça faisait des semaines que Tom râlait pour un rien, encore plus que d'habitude! (C possible ça??? 0_o)

De so
rte que même son père trouvait n'importe quel raison pour l'éviter. Et oui un Tom en rogne était un Tom violent et un danger pour nos fragiles tympans. ( C qu'il a de la voix notre chérie!)

To
m ne tenait plus en place depuis qu'il avait lu ce carnet, si ça ne dépendait que de lui, cela fait belle lurette qu'il aurait prit le premier train en direction de Berlin!
Mais son re avait du le forcer à patienter pour faire les chose dans l'ordre.

I
l devait avant tout, ce louer un appart dans le centre et organiser le déménagement.
I
l ne savait pas combien de temps cette recherche d'un enfant, perdu il y a plus de quinze ans, leur prendrait.

M
ais cela ne se ferait pas en un jour et le plus simple était de directement se trouver sur place que de faire tous les jours l'aller-retour.

Il fallait en outre trouver un nouveau lycée pour Tom. Il s'en serait bien passer mais son père refusait qu'il arrête ses études, même pour retrouver son petit frère.

-Grru
mbll!!!
V
oilà le cri du Tom contrarié.

Il p
artait dans deux jours mais ce n'était pas encore assez vite pour lui. Il avait déjà fini de tout emballer depuis une semaine (d'ailleurs ça faisait une semaine qu'il n'avait pas changer de vêtement, bin oui les autres sont déjà dans les cartons!^_^) et maintenant il piétinait et rongeait son frein.

-Re
-Grrumbll!!!
_____
______________________________________________________________________

Enfin il
s étaient arrivés! Pas trop tôt!
Après
plusieurs heure dans un train, puis devant l'agence, fermer bien sûr, pour avoir les clef de leur nouveau chez eux, Tom était exténué et ne songeait qu'a une bonne douche et un gros dodo!

S
on impatience était un peu retomber. Il savait que la recherche ne serait pas facile.
Sa mère n'avait rien dit sur le nom de l'orphelinat dans lequel elle avait laissé Bill et il en existait des dizaines dans tout Berlin. De plus depuis tout ce temps Bill avait pu se faire adopter...

"Ne pas y penser..."

Tom ava
it lu et relu chaque page du petit carnet dans l'espoir d'y trouver un indice, une piste par laquelle commencer. Mais il n'y avait rien. Rien comme si sa mère n'avait pas voulu qu'on les retrouve.

Le
précieux carnet était maintenant en piteux état à force de lecture mais Tom n'en avait cure, il connaissait son contenu par c½ur.

I
l se releva de son lit, dans lequel il s'était lamentablement échoué et extirpa de sous ses fesses le dit carnet qu'il posa sur sa table de nuit.
E
t alla prendre une bonne douche amplement mériter selon lui. Suffit d'entendre son père gueuler à l'aide dans l'escalier, croulant sous le reste des cartons ( il a juste monter ses affaires!), pour se rendre compte que tout le monde n'était pas forcément de son avis!

"Tient faudrait peu être que je change de vêtement, ceux-ci commence à tenir droit tout seul (0.o')."

"P
uis faudra que j'me trouve un truc à mettre, demain c'est la rente. Et faut toujours faire bonne impression au peuple!"

Sa douche finie, il prit son temps pour ce choisir de nouveau habits et ce n'est qu'une heure plus tard qu'il rejoignit son père dans le salon.

-E
t ça va papa, t'as pas eu trop dur à tout monter? Demanda-t-il avec un sourire.

-Non!
Et c'est pas grâce à toi!

-Allez, pou
r me faire pardonner c'est moi qui cuisine ce soir! Tom ce leva avant que son père ne pu dire quoi que ce soit et s'enfui dans la cuisine.

"Al
lons, bon! Espérons qu'ils ne se ressemblent pas trop non plus, parce qu'avec deux comme ça, je suis pas prêt d'avoir ma retraite moi!" Marc soupira doucement.

-Non ma
is, Isa, qu'est ce que tu m'as fais comme cadeaux là? T'avais peur que je t'oublie?
Murmu
ra-t-il pour le plafond. Il sourit.

-T
'inquiètes, avec deux comme ça c'est pas prêt d'arriver!

-PAPOUN
ET!!!(cris qui tue!) A TABLE!!

-Ouai,
ouai, j'arrive, mais arrête de gueuler!
Il des lev
a tranquillement et lança un dernier regard au plafond comme pour le prendre à témoin.

-
C'est sûr, un jour, ce gosse aura ma peau!
___________
________________________________________________________________

Tom arri
va enfin en vue de son nouveau lycée.
Il
renfonça sa casquette sur sa tête et pris une démarche assurée. Ses dreads battaient la mesure dans son dos, il avait pour l'occasion mit son plus beau t-shirt XXL de même que son plus beau baggy.

Il t
raînait en exprès pour arrivé en dernier, il avait déjà visité l'école hier mais trouvait très grisant de se faire remarquer pour sa première journée en classe.
I
l toqua donc à la porte et venait de commencer avec l'habituel:

-Désolé
monsieur mais je suis nouveau et...

Lor
squ'on lui fonça dedans l'éjectant presque au sol.
Qui e
st l'immonde connard qui venait de lui faire rater son entrée et par la même, le ridiculiser devant toute la classe dès le premier jour? Il se retourna près à lui faire la peau, mais son regard s'arrêta sur une magnifique créature...

-
Désolée monsieur, je suis en retard, excusez moi.

Au
ssi grande que lui, fine et élancé, le teint clair et des cheveux noir, lisses, parsemés de mèches blanches. (vous voyez la coiffure que Bill a dans le clip de Ubers ende der Welt? Et bin c exactement la me!)

Même sa tenue était des plus sex ! Un jeans troué, une ceinture à clou, des santiags, un fin pull noir au manche trois-quarts avec les trois boutons du haut fais et une panoplie de bijoux. Il avaitme crut voir un piercing à l'arcade.

Elle étaitlicieuse...

-
Cela ne fait rien Mr Mayson, mais ne perturbez pas plus ce cour et allez vous asseoir.

Et
c'était un mec...

"
Putain Tom! T'es pas bien réveiller ou quoi?"

-J
e disais Mr Kaulitz, comme vous ne semblez pas m'écouter, que vous pouvez allez vous asseoir ou bon vous semble. Vous ferez connaissance avec le reste de vos camarade pendant la récrée.

Tom acquiesça et partit s'asseoir à la seule place libre.

"Il est
gentil le prof, mais j'ai pas trop le choix!"

I
l jeta un regard noir à ce Mr Mayson qui le regardait passer, ce qui fit lever un sourcil d'étonnement à ce dernier.
Et il se r
etrouva tout au fond de la classe avec deux bancs devant lui, dans sa diagonale, son premier coup de foudre masculin.

"O
UIN!! C'est pas ma faute moi si je l'ai pris pour une fille!!!"

"
Ça m'apprendra à mieux regarder!"

Ça allait
être une longue journée...

suivre,...)

# Posté le jeudi 05 avril 2007 11:13

Existence: Chapitre 8

Existence: Chapitre 8
Chapitre 8: Le début des recherches.

Tom avait passé une matinée atroce. Il n'avait ja
mais fait d'effort en cour et cela s'en ressentait.

Et par le plus grand des malheur
comme il était nouveau, les profs avaient voulu tester son niveau et l'avaient questionner toute la matinée.
Question qui n'eurent pas beaucoup de réponse satisfaisante. ("He
u,... et bien, comment vous expliquez,...Vous voyez..." N'est pas une réponse satisfaisante pour la plupart des profs! Allez savoir pourquoi???)

Sauf en cour de Français où
Tom était de loin le meilleur élève. Quoi de plus normal pour quelqu'un qui était presque parfaitement bilingue.

Les profs étaient partis manger, déçus de cette nouvelle re
crue qui n'élèverait pas plus le niveau de la classe. Tom lui dégoûté de cet interrogatoire forcé.

Il avait pu faire la connaissance des autres élèves durant la pause et co
mme d'habitude, il avait attiré beaucoup de regard. Mais c'était normal, il aurait même été étonné du contraire.
Il était beau, il le savait et il en jouait.

Il avait vite f
ait connaissance avec les "piliers" de la classe. Ce groupe d'individus le plus chahuteur d'une classe, mais également ceux que tout le monde respectaient et écoutaient.
Les
véritables meneurs de la classe.

Tom ne s'était jamais laissé marcher sur les pieds et
ce n'est pas aujourd'hui que cela arriverait. Il s'arrangeait toujours pour être dans le groupe de meneur. Mais il ne s'abaisserait jamais à la flatterie, ou au lèche bottes pour arriver à ses fins. Ils savait, par les mots, frapper là où ça fait mal et si les mots ne suffisaient pas, il pouvait en dernier recours utiliser ses poings pour montrer sa supériorité.

Aujourd'hui il n'avait même pas eu à s'approcher lui-même des "meneu
rs" car ceux-ci étaient d'eux-mêmes venus à lui.

"Au moins un bon côté de cette journ
ée pourrie!"

Il écoutait avec très peu d'attention la discussion de ses "nouveaux ami
s", plongé dans ses pensée.

Mais il revint à la réalité lorsqu'il remarqua que le nive
au sonore avait pas mal augmenté.
Il se retourna vers son voisin, un gars au cheveux br
un totalement décoiffé dont il avait oublier le nom, Pour lui demander se qu'il se passait.

-Ho, ça, c'est rien! Thomas à encore cherché des noises à Aniel qui la de nouveau
x envoyé chier!

Tom était légèrement étonné. Thomas était du style gros dur, tout en m
uscle et assez grand. Toute l'école le respectait et personne n'osait se mettre dans son chemin. Même lui y aurait réfléchi à deux fois avant de le provoquer car l'énergumène était particulièrement violent.
Qui était l'idiot suicidaire qui avait osé s'en prendr
e à lui?

Il se retourna à nouveau "vers machin" dont il ne replaçait toujours pas le n
om...

"Faudrait faire un peu d'effort, Tom, c'est pas comme ça que tu t'en fera des a
mis!"

...Pour lui demander de lui montrer qui était cet Aniel.

Bin ouai, il voulait v
oir son visage avant qu'il ne se fasse totalement refaire la face par Thomas!

-J'aurai
t bien voulu mais il est sortit, sûrement manger dans le parc. Je me demande d'ailleurs pourquoi il prend la peine d'aller tous les jours à la cafete, si c'est pour de toute façon aller manger dehors.

-Si tu veux on peu aller dehors pour voir?

-Non, pas besoi
n, de toute façon les cours vont bientôt recommencer. Répondit Tom en se levant t en rassemblant ses affaires.

-Bah! Ça sera pour une autre fois! Au fait, moi c'est Xavier.
Je me doutais bien que tu ne revenais plus sur mon nom. Xavier lui fit un petit sourire et sortit de la cafete. Laissant Tom planter là.

Tom était déçu d'avoir été si transp
arent. Mais Xavier n'avait pas semblé lui en vouloir, ouais, il sentait qu'il allait sûrement bien s'entendre avec ce Xavier.

Il repartit lui aussi vers sa classe lorsque la
cloche sonna.

"Allez encore quatre heures à tirer, Pfff!"
___________________________
_______________________________________________

Aniel se dépêcha de rentrer chez lui a
près cette fastidieuse journée.
Thomas lui avait encore cherché des crosses. Et il l'av
ait encore envoyé balader! C'est à croire que ce gars ne s'en lassait pas, pathétique!

Il accéléra encore le pas alors qu'il passait dans un quartier assez mal fréquenter, o
ù il n'était pas bon traîner seul le soir.

Il arriva enfin devant une grande bâtisse,
à l'allure d'ancienne maison coloniale, ses proportion était énorme, mais quoi de plus normal lorsque l'on savait qu'elle abritait une bonne vingtaine de personne.

Le hall d
'entrée ressemblait à celui d'un hôtel, il y avait même un petit comptoir où siégeait Patrick.
Cet ancien policier à la retraite, avait accepté de jouer le rôle de portier po
ur Mrs Riviera. Mais son véritable rôle était plus important que cela, c'est lui qui assurait la protection de tous les habitants de la maison. Tout d'abord en ne laissant rentrer que la clientèle voulue, de plus sous le comptoir, à portée de vue, se trouvait plusieurs systèmes d'alarmes reliées aux chambres que ses pensionnaires n'avaient qu'à activer pour qu'il se retrouve sur place en un clin d'½il.

Il lui était tout simplement
intolérable que l'on fasse du mal à ses petits protégés et il gardait tel un cerbère la porte d'entrée.

Aniel rentra en saluant Patrick, qui lui demanda comme d'habitude co
mment avait été sa journée. Question à la quel Aniel répondait invariablement: comme-ci, comme ça...
C'était devenu un rituel entre le gardien et son petit protégé.

Il parc
ouru les salon d'apparat, richement décorée, qui ne servait qu'à épaté le client pour passer dans la partie réservé au locataire. C'est-à-dire toute la partie gauche de la maison.
Cela comprenait leur
différent appartement, la cuisine, une bibliothèque, une salle à manger et une sale commune qui faisait office de salon, de lieu de détente et de rendez-vous. Donc, en clair, le lieu le plus bruyant et le plus rempli de monde de toute la baraque.

Et c'est tout ce
monde là qui se retourna lorsque Aniel entra.

-JOYEU
X ANNIVERSAIRE!!!! Crièrent-il d'une seule et même voix.
Tous se précipitèrent p
our lui faire un gros câlin. Puis ce ne fut plus que rire et déballage de cadeaux.
Ses anniversaires étaient bien mieux depuis
qu'il avait rencontré Lyra.

Mais Mrs Riviera mis fin aux festivités qu
elques heures plus tard en leur rappelant qu'ils bossaient ce soir.

Et ses en riant que Lyra et Aniel montèrent se préparer dans leu
r chambre. Ils avaient un petit appart au premier étage avec deux chambres, un petit salon et une salle de bain.
Bill mit un de ses j
eans noir moulant avec ses santiags aux pieds. Comme dessus il enfila un débardeur noir et pardessus un pull de maille noir troué à divers endroit, il se para également de toutes ses bagues et bracelet ainsi qu'un collier de cuir ras du cou, avec une boucle d'argent sur le devant style collier de chien.

C'est Lyra qui le lui avait
offert.
Il passa alors à la salle de bain et referma
la porte au nez de Lyra. Lyra, qu'il entendit grogner un tas d'insanité, tel que: aucun respect pour les plus âgée, prendra en plus tous son temps le salop!, je vais finir par l'étrangler dans son sommeil...etc.

Aniel sourit tout en sortant son maquillage de l'armoire. Chaque f
ois c'était pareil, ils se livraient une guerre sans merci où tout les coup était permis, pour être le premier dans la salle de bain. Ce qui donnait quelque fois des situations plus que cocasses comme du fracassage de nez sur une porte fermée trop violemment, un Aniel endormit dans la baignoire, pour être sur d'être en premier dans la salle de bain, réveillé à coup d'eau froide par la si généreuse Lyra où encore la pose de piége partout dans la maison pour ralentir l'adversaire. (Ça ils ne le faisaient plus, ils étaient fait tiré les oreilles par Mrs Riviera lorsque plus de la moitié des pensionnaire avait du se rendre à l'hôpital pour cause de bleu, foulure, et autres.)

Aniel commença directement à maquiller ses yeux de
noir.
Ça lui était venu ap
rès que Lyra l'ait maquillé en gothique pour un carnaval, bizarrement les gens n'en avait pas été des plus choqué et même plusieurs le sifflèrent et lui firent des compliments.
Lyra elle-même avait été surpr
ise du résultat. Loin de le ridiculiser, le maquillage embellissait son regard et lui donnait un petit côté mystérieux attirant.
Il avait donc adopté ce style et main
tenant ne sortait plus sans ses yeux charbonneux.

Lorsqu'il eu fin
it de se maquiller, il prit encore son temps pour dompté sa coiffure et ne sortit sous le regard noir de Lyra que quarante minutes plus tard.

Lyra entra en trombe dés qu'il eu dégag
é le passage et claqua violemment la porte en laissant un "je me vengerait" flotter dans l'air.

Aniel
leva les yeux au ciel et descendit tranquillement jusqu'au grand salon qui servait à accueillir les clients.
Il s'
assit dans un des immenses canapés de velours rouge avec un livre qu'il avait préalablement piqué dans la bibliothèque.
L'attente du
premier client était parfois longue.
Heureusement, ils avaient p
as mal d'habitué, ce qui leurs permettaient d'avoir tout les soir du travail.

Célibataire qui en à mare
de l'être, père de famille en mal d'aventure, homme et femme déprimé,... Tous et toutes trouvaient leurs comptes dans les bras des prostitués.

Les premiers venaient d'arriver mais Aniel ne leur accorda aucun regard.
Il sentait po
urtant des dizaines de regard poser sur lui, cela lui rappelait sa première année ici. Beaucoup de client avait été intrigué de sa présence dans une maison close, puis ayant déjà un style provoquant il avait attiré les regard, non plus d'étonnement mais d'envie, certain avait même été jusqu'à le dragué ouvertement. C'est cela qui l'avait décidé à se lancer également.

Au grand bonheur de
ses "admirateurs", il consentit enfin à fermer son livre et à promener ses belles prunelles noisette sur la salle.

D'habitude il ne faisait
rien pour attirer de futur client, il les laissait venir à lui, mais ce soir il avait envie de s'amuser.

Il avait repérer dés son e
ntrée un beau brun qui était déjà venu plusieurs fois mais qui n'avait, malgré ses coups d'½ils insistants, jamais oser l'aborder.
Il
s'avança alors d'une démarche féline vers le beau brun, il posa une de ses mains fines sur son épaule et avança jusqu'à son oreille.

-Tu cherches quelqu'un? Ou tu vient juste regarder? Lui su
surra-t-il dans le creux de l'oreille.
Une petite rougeur s'installa sur l
e visage de son interlocuteur des lors qu'il comprit qu'Aniel n'avait rien perdu de ses ½illades enflammées.
Il se reprit apparemment
car il rapprocha Aniel de lui en l'enlaçant et plaça son visage dans son cou de sorte à trouver son oreille.

-Je cherchais
mais je crois que j'ai trouvé bien mieux. Ça ne te dérangerait pas de continuer cette conversation plus loin?

Aniel sourit, il allait bien s
'amuser ce soir. Il se glissa hors des bras de son "beau brun" et lui attrapa la main en y enlaçant ses doigts.

-Vient, suis moi.

Aniel le mena vers les étages
et entra dans la première chambre libre. En sortant du salon il avait pris soin de faire un petit signe à Patrick le surveillant pour que celui-ci sache ou il était et avec qui.
Simple mesu
re de sécurité.

À peine entrée que son vis-à-vis s'empara de ses lèvres dans un baiser passion
né. Une langue avait vite pris possession de sa bouche alors qu'une main exigeante s'était posée dans sa nuque pour l'empêcher de fuir.

"Comme si j'avais envie de fuir."

L'autre main étai
t déjà passer sous son t-shirt et caressait doucement sa peau. Il repoussa pourtant le beau brun et le fit s'asseoir sur le lit.
Remarquant son incompréhension il souffla juste...

-Laisse
moi faire...

Il alluma la stéréo et mis un CD.
Une musique suave battait maintenant dans la pi
èce. Sweet Dreams, version de Marilyn Manson, commença lentement.
Aniel se déhanchait au son d
e la musique qui s'infiltrait par tous les pores de sa peau. Lentement il fit glisser son dessus en maille et l'enleva.

Les yeux du beau brun brillait d'envie alors que le débardeur d'Anie
l suivait le même chemin, dévoilant par la même une étoile sur sa hanche.

Aniel se rapprocha d
oucement de l'homme assis et dansa entre ses jambes. L'homme posa ses mains sur ses fesses, accompagnant ses mouvements. Aniel s'agenouilla devant lui et balada ses mains sur le torse devant lui, enlevant un à un les bouton de sa chemise.

Une fois débarrassée de cette encombrante ch
emise, il caressa ce torse, appréciant sa musculature. Mais le brun l'arrêta lui, emprisonnant les mains et le fit s'asseoir sur ses genoux.

Il passa un bras dans le dos d'Aniel et reprit
possession de sa bouche.
Après un fabuleux baiser, Aniel descendit des genoux de l'homme avec
un petit sourire. Il s'agenouilla à nouveaux entre ses jambes et entreprit de couvrir son torse de baiser plus au moins appuyer.
Il suçota ses tétons et descendit de plus en plus, redessina
nt ses abdos de sa langue. Ses mains d'abord sagement poser sur les cuisses de l'homme remontèrent lentement vers la bosse qui déformait maintenant son pantalon. L'homme haleta lorsqu elles se posèrent sur son entrejambe en feu.

Aniel lui lança un regard coq
uin alors qu'il déboutonnait le pantalon et dé zippait la braguette de l'homme.
Il lui enleva son pantalon, emportant
son boxer au passage. L'homme ne pu retenir un gémissement alors qu'Aniel posait ses mains sur sa fierté tendue. Ses mains posèrent des caresses légères, volatiles et au combien insupportable pour l'homme sur son sexe dressé. Il balaya de son souffle l'objet tout en posant des baisers légers de-ci, de-là. L'homme passa une main dans les cheveux d'Aniel appuyant légèrement pour l'obliger à le prendre, ce qu'Aniel fit sans rechigner. Il adorait entendre ses gémissement alors qu'il le suçait gentiment.

L'homme eu un hoquet de stupeur lorsqu'il sentit la langue pe
rcé d'Aniel passer et repasser sur sa peau si sensible.
Aniel le sentant à bout, accéléra l'all
ure. Il ne fallu que peu de temps pour que l'homme éjacule dans sa bouche. Il avala docilement.

L'homme après s'être
remit, releva Aniel en le tirant par la boucle de son collier et l'attira de nouveau sur ses jambes pour un nouveau baiser.

-Tu es beaucoup moins timide qu'il n'y pa
rait, toi. Mais sache que je n'aime pas être dominé.
Dit-il, avant de basculer Aniel sur le li
t et de lui bloquer les bras au dessus de la tête.

-Alors je serais aussi docile que tu le sou
haites... Chuchota doucement Aniel.

-C'est bien comme ça que je l'avait comprit. Répondit-il.


Il eu tôt fait de retirer son pantalon et son boxer à Aniel. Et c'est maintenant lui qui fais
ait gémir Aniel en baladant ses mains agiles sur son corps.

Aniel ne pouvait que ressentir alo
rs que l'homme posait ses mains sur son sexe brûlant. Il le masturba quelques instants, mais très vite ses mains migrèrent vers ce qu'il convoitait.
Aniel gémit plus fort alors que l'homme
jouait avec l'entrée de son anus.
Il entra un doigt, puis deux.
Mais il
ne pu pas, apparemment, attendre plus car tout s'arrêta et Aniel entendit la déchirures du sachet de préservatif.

Tr
ès vite l'homme fut à nouveau sur lui et lui souleva le bassin.
Il n'attendit pas plus et s'enf
onça brusquement dans l'antre chaude.

Un petit cri de douleur échappa à Aniel et une larme so
litaire roula sur sa joue. L'homme tout à son plaisir, ne s'était pas arrêter et continuait ses coups de boutoirs dans son corps.
Mais la doul
eur disparut rapidement alors que l'homme avait touché ce point si sensible en lui qui envoya une décharge de plaisir dans tout son corps.

E
t c'est cris de plaisir qui franchit ses lèvres.
L'homme continua ses coups de plus en plus fo
rt, de plus en plus vite, ce qui les envoya tout les deux au septième ciel.

Aniel accompagnait
ses mouvements de ses hanches. Mais bientôt il ne pu plus se retenir, l'homme accéléra encore et Aniel jouit entre leurs deux corps.
Son orgasme précipita celui de son partenaire qui jouit
également quelques secondes plus tard.

Il se laissa retomber haletant sur le corps du plus je
une.
Il l'embrassa sur la tempe et lui dit dans l'oreille.

-T'as raison, tu peux être aussi u
n très bon docile.
Il sourit et se releva pour prendre ses vêtements.

Aniel après avoir repri
t son souffle fit de même, il était très rare qu'il reste dormir dans les chambres de la partie droite de l'habitation, il préférait nettement rentrer dans sa chambre et prendre une douche avant de ce coucher.

Habi
llé, l'homme attira encore une fois Aniel à lui et l'embrassa une dernière fois avant de se détacher de son amant d'un soir.

-Ah! Au fait je ne t'ai pas demandé combien? Peut impo
rte, tu as été génial, alors que dit tu de six cent ?

-Six
cent?!?

-De toute façon, ce n'est pas une question. Tient v
oilà.
L'homme sortit six cent euros de son portefeuille et l
es tendit vers un Aniel légèrement halluciné.

Il envoya un
baiser soufflé à Aniel suivit d'un clin d'½il avant de disparaître dans le couloir.
Aniel regarda toujours choqué les b
illets puis fit un sourire et empocha l'argent.

Il sortit à
son tour de la chambre. Repassa devant Patrick pour lui signifier qu'il avait finit et remonta jusqu'à sa chambre où il pu se prélasser dans un bon bain chaud.

Finalement ça avai
t plutôt été une bonne journée...
__________________________
_________________________________________________

À quelque
s kilomètres de là, un autre jeune homme fêtait également son anniversaire. Mais l'ambiance était déjà nettement moins joyeuse.

Tom venait de rentrer des cours et s'était direct
ement effondré dans le canapé. Il avait vraiment passé une journée pourrie. En plus son père, qui avait gardé son boulot malgré le déménagement, rentrait tard, devant faire la navette chaque jour.
Il allait donc passer sa soirée d'anniversa
ire seul.

"Autant se mettre à l'aise alors."

Tom alla pren
dre une douche et se mit directement en pyjamas, ce qui ce résumait pour lui à un large t-shirt et un boxer.

Puis n'aya
nt aucune envie de cuisiner, il se réchauffa des pâtes au micro-onde. Il emmena son bol de pâte et une canette de coca et s'échoua à nouveau dans son canapé. Y a pas à dire il l'adorait ce canapé!

Tout en engloutissant son simulacre de re
pas, il regardait la télé. Zappait plutôt car il n'y avait rien de bien intéressant ce là soir à la télé.

Il se réveill
a lorsqu'il entendit une clef tournée dans la serrure, ça y est, son père était rentré!

Marc fut étonné de retrouver so
n fils vautré dans le salon et venant apparemment à peine de se réveiller. Il n'était visiblement pas le seul à avoir passer une mauvaise journée.
Il s'approcha de son grand fils e
t l'embrassa sur le sommet du crâne, comme il le faisait chaque soir. Bizarrement cette fois ci son fils ne râla pas, la journée devait être vraiment mauvaise!

-Bonne anniversair
e petit loup! Désolé d'être rentrée si tard mais...

-Je sai
s... Tu n'avais pas le choix! Ne t'inquiète pas papa ce n'est pas la première fois que tu rentre tard et sûrement pas la dernière. Répondit il las.

-Oui mais aujourd'hui c'est ton
anniversaire! Et comme tout bon père, je me doit d'être là pour le fêter! Dit il sur un ton pompeux, essayant d'arracher un sourire à son fils, toujours maussade.

-Ouais... c'est
mon anniversaire... ou plutôt... notre anniversaire... Répondit doucement Tom.
Marc fronça les sourcils.

-C'est donc
ça qui te turlupine. Arrête de te prendre la tête avec ça!

-Comment veut tu que je ne me prennent pas la tête! Cela ne fait pas même un mois que je sais que j'ai un frère jumeaux et que celui-ci se ballade dans la nature! La seule chose à la quelle je pense lorsque tu me parle de mon anniversaire, c'est à lui!

Est ce qu'il va bien? Où est il? Fête-t-il aus
si son anniversaire en ce moment? Sait-il seulement qu'aujourd'hui c'est son anniversaire?

Tom avait crié toute ces phr
ases comme si le seul fait de les hurler pouvait enlever la souffrance qui lui taraudait le c½ur.

-Papa, j'ai si mal d
e penser à lui pourtant tout m'y ramène. Il suffit que je me regarde dans une glace pour me demander si il aura le même visage que moi et à quel point il me ressemblera.

Je veux t
ant le retrouver...

Les larmes avaient maintenant fait leur
apparition sur le visage de Tom. Elle glissait lentement sur ses joues alors que Tom reniflait piteusement.

Marc pris
son fils dans ses bras et effaça de son pouce ses larmes.

-
Bon je crois qu'on va laisser tomber pour la PS2 que je t'avais acheté. Dit il doucement.

-J'ai aussi une autres nouvel
les pour toi, je ne sais pas si elle est bonne ou mauvaise mais ce n'est qu'un début.

En disant cette phrase Marc sort
it d'une de ses poches un papier qu'il tendit à Tom.

-C'est
la liste de tout les orphelinats de Berlin. Dans la première partie ce sont les dix qui ce trouvent à Berlin même et dans la deuxième, les quinze dans la périphérie.

À la vue de
cette liste un petit sourire illumina les traits de Tom, qui chassa d'une main les dernières traces de son chagrin.

-Y
a pas à dire, il m'aura bien fait pleurer le Bill! J'ai jamais autant pleuré en une période aussi courte! Dit-il un sourire dans la voix.

Marc éclata de rire et ébouriffa ses che
veux.

-On commence demain? Demanda avec des yeux de chien
battu tu-ne-peu-pas-résister-tellement-je-suis-mignon Tom

-
On commence demain! Acquiesça son père.

Tom lui sauta dans
les bras.

-Merci, merci, merci, merci... C'est la meilleur
cadeau d'anniversaire que j'ai jamais reçut!!!

-Je peux rem
baller la PS2 alors? Demanda-t-il innocemment.

-Touche pas
à ma PS2! Réplique Tom en se détachant de son père et en croissant les bras les sourcils froncé.

Avant de tout les deux
partir dans un grand fou rire.

Oui, le train était mainten
ant en route, les recherches commençaient...

(à suivre,...)

# Posté le jeudi 05 avril 2007 11:37

Existence: Chapitre 9

Existence: Chapitre 9
Chapitre 9: Il ne va quand même pas...

Dan
s deux maisons différentes résonna la sonnerie stridente du réveil.
Deu
x grognements lui répondirent en échos, suivit d'un rabattement de la couverture sur la pauvre tête meurtrie par ce réveil en fanfare.
Pui
s les deux chanceux propriétaire de réveil émirent tout un chapelet d'injure des plus varier et dans une bonne dizaine de langue différentes. Avant de sortir en vitesse de leur amoncellement de couvertures et de s'éclater la tronche sur le sol de leur chambres.

Il
s avaient complètement oublié de faire leurs devoirs!!!
M
algré le fait que la rentrée se déroulait la veille, les profs ne les avaient pas épargné et mettait ces devoirs sous le joli nom d'exercice de révision. Qui ne devaient pas prendre plus de cinq minutes si ils avaient tous bien visé pendant leur vacance, dixit les profs!

Ma
is qui, de nos jours, révisait encore pendant les vacances???
Pas
nos deux protagonistes apparemment, à en juger par leur course effrénée dans la maison pour rassembler affaire de cours, vêtement et tout ce qui peut être utile en vue d'une journée réussie à l'école.

C'est don
c au pas de course et dans un claquement que nos deux jeunes hommes sortirent de chez eux afin d'arriver le plus tôt possible pour espérer avoir le temps de faire quelque chose (piqué les réponses à un voisin compatissant!) avant le début des cours.

Début
des cours qui s'annonçait sportif, sans vouloir faire de mauvais jeux de mots. Et oui ils avaient le bonheur, selon Tom, le malheur, selon Aniel, de commencer avec deux heures d'éducation physique.

N
e suivant pas le même itinéraire, nos deux têtes en l'air ne se croisèrent pas dans leur malheur. Même arriver à l'école, Aniel préféra aller directement en salle d'étude pour faire les exercice, qu'il mit effectivement cinq minutes a terminer (et oui il est intelligent mon Billou!!), Alors que Tom n'essaya même pas.
Il
se savait incapable de terminer rapidement les exercices et s'en remettait à un voisin compatissant pour lui passer lesponses.
Voisin compatissant qui se faisait attendre d'ailleurs!!

"P
utin de merde!!, il va bientôt sonné et personne n'a encore été fichu de me passer sa feuille!!
I
l sont tous trop con pour faire les exercices ou quoi?!?" (No comment -_-°)

H
eureusement pour lui Xavier vint à sa rescousse. Enfin il a surtout eu pit du pauvre Tom qui allait se faire déchirer si il ne rendait pas son devoir à temps.

C'est avec soulagement (à part pour Aniel il n'aime pas la gym!) que nos deux zouaves purent donc rejoindre les vestiaires pour le cour d'éducation physique.
___________________________________________________________________________

Tom se changeait calmement, enfilant un short bleu et un t-shirt blanc comme le voulait le règlement. Tenue qui selon lui ne lui seyait absolument pas, mais ce n'était pas vraiment le moment de se faire remarquer en abordant une tenue légèrement plus excentrique.
V
aut mieux d'abord voir à quoi ressemble le prof avant de se le mettre directement à dos.

E
n faisant ses lacets il tendis l'oreille au conversation autour de lui.
Plus loin Thomas et son groupe parlaient bruyamment sur le dos de quelqu'un.

-Tu crois que c't'ane encore il persistera à ne pas vouloir mettre l'uniforme? Demanda l'un.

-Ouai! Et je suis sûr que ça f'ra encore criser le prof!

-D
e toute façon j'vois pas pourquoi il vient encore, il fait à chaque fois tout pour se faire renvoyer du cour! Dit Thomas.

-
En plus il est trop pas doué en sport. Au moins on pourra se distraire en le voyant se rétamer!
Là tou
s se mirent à rire, et sortirent du vestiaire derrière le prof qui les faisait entrer dans la salle de gym.

To
m se retourna vers son voisin, qui à son grand étonnement était une fois de plus Xavier.

"Il
me suit ou quoi???"

Pour
lui demander de qui ils parlaient.

-Bah,
toujours et encore d'Aniel! Thomas soutient mordicus qu'il le déteste, pourtant il ne parle que de lui!pondit Xavier le plus naturellement du monde.
To
m le regarda étonné.

-Tu
va voir, Aniel est quasi le sujet de conversation numéro un de ce lycée! Les filles soupirent après lui et les garçons casse du sucre sur son dos à longueur de journée.

Tom se renfrogna quelque peut, d'habitude s'était lui la vedette, et il n'aimait pas qu'un inconnu lui pique la place!

Xavier le détailla avec un petit sourire sur les lèvres.

-B
ien qu'avec toi maintenant, il ait des soucis à faire si il veut conserver sa popularité. T'es pas mal non plus dans ton genre! Dit-il en rigolant.

Tom le regarda les yeux ronds. Puis grogna lorsqu'il vit que Xavier se foutait de sa gueule.

-
Ouais, mais avec tout ça, moi je sais toujours pas à quoi il ressemble cet Aniel! Qui sait il est peut-être moche comme un poux!!! Dit Tom en regardant avec espoir Xavier.

Xavier qui explosa de rire face à se visage déterminé.

-
Tu verras par toi-me qu'il n'est pas le sujet de conversation numéro un pour rien.

-Allez vient le prof doit nous attendre.

Xavier le tira vers la salle de gym où tous les garçons attendaient déjà, assis sur des bancs, que le cours commence.
___________________________________________________________________________

"J'aime pas la gym, j'aime pas la gym! J'veux pas faire du sport, j'aime pas le sport..."

V
oi à quoi ressemblaient en gros les pensées d'un Aniel grognon. Comme on a pu le remarquer Aniel n'aimait pas la gym et toutes autres formes de sports collectifs. Car même en grandissant il était resté assez fin et n'avait pas une musculature tsveloppé, il ne pouvait donc pas rivaliser avec les mastodontes de sa classe.

D
onc il en faisait toujours un minimum quitte à être viré du cour, qui tournait de toute fon mieux sans lui, à son avis. Dume qu'à celui des autres apparemment, car il était toujours répartit en dernier dans les équipes qui se revoyait celui qu'il avait appelé le "boulet".

Il partit donc sans grand entrain lorsque le prof vint les chercher. Et une fois dans la salle, s'assit dans un coin et chercha à se faire oublier.
___________________________________________________________________________

Le prof arriva enfin, tirant derrière lui un filet rempli de balle de basket.
-Bon c
omme vous l'avez remarqué, aujourd'hui et pour la fin du mois, basket!
Il dit cela
avec un grand sourire en secouant son filet.

-L'appel
maintenant! Dites oui et levez la main lorsque j'appelle votre nom.

-Aff
era?

-Oui.

-Degueld
re?

-Oui.

-...


L'ap
pel se poursuivit alors que le prof notait les absents dans son petit carnet. Arri à Wilson, absent, le prof referma son cahier et le rangea dans sa poche.

-
Ah, oui, j'avais oublié de vous avertir que pour cette fois ci on va devoir partager la salle avec le cour des filles.

Plusieurs exclamations de joie ou de colère retentirent. Le prof calma tout le monde d'un mouvement de main.

-De toute f
on on a pas le choix, le deuxième gymnase, en réparation durant les vacances, n'est pas encore utilisable. Alors faudra faire avec. On ne jouera que dans un demis terrain et les filles répéteront leur chorégraphie dans le second.

Peut de temps après les filles arrivèrent effectivement avec une radio et se déhanchèrent sur la musique.
Le cour se
passa dans un joyeux bordel.

L
es garçons n'entendaient pas les indications du prof avec la musique et les filles reprochaient au prof ses coups de sifflets intempestifs.

De plus la moitié des garçon étaient plus intéressé par la façon de danser de leur camarade féminine que par la partie en cour, si bien qu'Aniel n'eut aucun mal à passer inaperçus assis sur son banc.

Mais tout partit
vraiment en live lorsque le directeur vint chercher les deux profs pour qu'ils puissent donner leurs avis sur le gymnase restauré.

Ils demandèrent
au deux groupe de continuer se qu'ils faisaient pendant leurs départ.
Ce qui ne
fut respecté que quelques minutes, juste le temps qu'une des deux équipe ait mis un nouveau panier. Nouveaux panier contesté par l'équipe adverse. Incapable de se départager, le jeu finit là et les garçons se reposèrent en regardant les filles danser.

Tom é
tait en sueur et passablement énervé. C'est lui qui avait mis le panier tant contesté et il ne supportait pas que sa victoire ne soit pas reconnue.
Il s'épongea le front avec une serviette que lui tendait Xavier tout en regardant les alentours.
Partout
étaient allongé comme de grosses larves des garçons en sueur.

Soudain il vit Thomas et sa bande se relever et marcher en conquérant vers un de coin de la salle.
Il le s
uivit des yeux persuadé qu'il préparait un mauvais coup.

-E
T ANIEL!!! Gueula Thomas pour tout le gymnase.

L
a plupart des conversations prirent fin sur ce cri. Et tous tendirent l'oreille, c'était toujours amusant de voir une confrontation Aniel/Thomas et assez intéressant.

-Rép
ond quand j'te parle enfoiré! Tu te crois trop bien pour ça, que tu ne participes jamais au cour de gym? Ou peut-être c'est parc'que t'es trop nul et tu n'veux pas te taper la honte devant tout l'monde? Dis Thomas avec un petit sourire mesquin.

-Et toi, t'es trop con, pour me poser toujours les mêmes questions? Moi je croyais que tu aurais compris depuis le temps. Vint la réponse calme d'Aniel.

Tom se leva éga
lement et s'approcha pour voir qui était finalement Aniel. Il dépassa un groupe de garçon qui lui cachait la vue.
Et ses yeux t
ombèrent sur la même créature qui l'avait poussé la veille.
Alo
rs s'était lui, le seul qui tenait tête ouvertement à Thomas.

"Il est, soit superbement courageux, soit complètement suicidaire. Et vu son gabarit je penche pour le suicidaire!"

Tom dét
ailla tout comme la veille Aniel.

Celui-ci avait apparemment
eu moins de scrupule que lui concernant le port de l'uniforme, car il était vêtu d'un pantalon de sport noir et d'un débardeur également noir. Il avait gardé la plupart de ses bijoux, de même que son maquillage et son vernis noir.
Et il
toisait maintenant méchamment Thomas et sa bande.

-Me fait pas rire
, tout le monde sait ici que t'es rien qu'une tapette! Tu t'la pète en faisant ton original mais t'es rien qu'une chiffe mole! Répliqua vertement Thomas qui en avait perdu son petit sourire.

Mainte
nant Aniel paraissait vraiment énervé. Ses yeux lançaient des éclairs de fureur.

"Houuu!!! Corde sensible,
on dirait bien." Pensa directement Tom.

Pourtant Aniel arriva à se cal
mer petit à petit, il alla même jusqu'à afficher un petit sourire victorieux qui fit grogner Thomas.

-Ah bon, moi un PD? Peut être bien... Mais qu'est ce qui me dit que tu n'en est pas un également? Demanda-t-il un sourire dans la voix.

-... Thomas en resta muet, ouvrant et fermant sa bouche bêtement sans parvenir à sortir un seul son.

"Waaaahh!! Du grand
art! Aniel a réussit à inverser les rôles et c'est maintenant Thomas qui va devoir se défendre."

Tom appla
udissait mentalement la prouesse d'Aniel, d'attaqué il était passé à attaquant, sans que Thomas ne puisse rien y faire.

-Nan! Mais rien à voir!
!! Tu racontes n'importe quoi! Je serais jamais comme toi!! Dit Thomas une fois que son cerveaux se soit remis à fonctionner à peut prés normalement.

-T'es sûr? Fit Aniel n
arquois.

-Bien sûr que j'suis sûr! Répli
qua Thomas vexé.

-Pourtant
moi je suis persuadé que t'as déjà regardé tes copains sous leur douche et que t'as déjà bander en pensant à eux le soir. Tu sais ça se voit ces choses là. Et puis t'as dis toi-même que j'était PD et ne dit on pas que les homos reconnaissent leurs semblable? Demanda poliment Aniel, un sourcil lever.

Thomas bégayait, rouge sous l'
affront.
Il était vraiment dans de mauvais draps. Si il continuait à soutenir qu'Aniel était homos, lui soutiendra qu'il l'est aussi. Ça seule fon pour s'en sortir était de retirer ce qu'il avait dit et ça devant tout le monde, ce qui n'était pas une option envisageable.

Son cer
veau peinait à trouver une autre échappatoire, qui n'existait pas.

E
t Aniel le savait. Il aurai pu le laisser comme ça ridiculisé devant tout le monde. Mais il savait que cela ne l'empêchera pas de recommencer dans quelques jours.
Il fallait faire un grand
coup et le décourager à vie de toute future querelle.

Alors il se leva
et s'approcha félinement de sa proie qui déglutit. Il s'approcha jusqu'à coller son corps a sien et amena sa bouche à son oreille.

-A...Arrête
! Qu'est ce que tu fais? J'uis pas une tapette moi! Paniqua Thomas.

-Ah
non? Demanda innocemment Aniel.

-N
on!!!

-Alors ça ne te fera rien si
je te chauffe?

-N...Non! J'te l'ai
s dit j'suis pas comme toi!

Tho
mas commençait à être vraiment mal à l'aise avec Aniel qui se collait ainsi à lui.
Tom lui par contre, comme la
plupart des garçons et des filles qui regardaient la scène, était perplexe. Mais où voulait en venir Aniel???

-Alors on va voir ça! Aniel s'éca
rta brusquement de Thomas et le poussa à s'asseoir sur un des bancs.

-A
ttend moi là je revient.

Tous s'ét
aient maintenant arrêté et suivait Aniel des yeux.
Il alla vers les fill
es avec un grand sourire et n'eu pas à beaucoup les charmer pour obtenir ce qu'il voulait. Il revint vers Thomas avec la radio et un CD que les filles lui avaient passé. Il brancha la radio, introduis le CD et mis le volume au maximum.

Il
se rapprocha alors à nouveau de Thomas et lui souffla assez fort pour que tous puisse l'entendre...

-J
'vais te faire bander comme un malade et j'aurais même pas besoin de te toucher pour cela. On verra bien après si t'es PD ou pas.

Tou
s retinrent leur souffle alors que s'élevait "Maneater" de Nelly Furtado. Ils avaient maintenant une petite idée de ce que contait faire Aniel. Et la seule pensée qui les traversaient était :"NON, il ne va pas quand même..."

Et si!

A
niel avait commencé à bouger sensuellement sur la musique, entre les jambes écartées de Thomas qui le regardait les yeux ronds.
C'e
st à ce moment là que Tom remarqua, objectivement, que l'ensemble d'Aniel moulait parfaitement toutes ses formes.

Aniel
était comme partit dans son monde, ce n'était pas la première fois qu'il faisait ça et sûrement pas la dernière, il savait exactement comment faire pour exciter un mec. Et il s'en servait.

Ses mouv
ements, tout comme la chanson, avaient quelque chose d'hypnotique et personne ne pouvait détacher les yeux de lui.
I
l commença à jouer avec le bas de son t-shirt, dévoilant parfois entièrement son étoile, tatouée sur sa hanche droite.
Tho
mas avait la bouche complètement sèche alors qu'Aniel enleva son haut pour le laisser tomber au sol gracieusement.

Les
filles rougirent et Aniel passait ses mains en caresse volatile sur son torse. Sans ces de danser. Il prit un de ses doigts en bouche et l'humidifia avec lenteur. Laissant échapper de petits halètements fictifs, mais qui faisaient son petit effet sur les spectateurs.

Son
doigt entrait et sortait d'entre ses lèvres purpurines. sa langue pointait même parfois au dehors pour mieux emprisoner l'intru, laissant deviner son piercing à la langue.

Il retraça alors de ce doigt humide la ligne de sa mâchoire et son cou. Il s'arrêta un cour instant sur sestons puis continua sa route vers son ventre. Il caressa ses abdominaux et fit mine de balader sa main plus bas. il joua avec l'élastique de son pantalon de sport, laissant pleinement voir l'entièreté de son tatouage.

L
a plupart des respirations se bloquèrent et il décida qu'il avait assez joué, de plus la chanson était bientôt finie.

Il se p
encha sur Thomas, les deux mains à plat sur le mur au niveau de sa tête. Il passa sa tête dans son cou qu'il effleura de ses lèvres et de sa respiration. Il s'agenouilla, toujours entre ses jambes, frôlant le torse de Thomas de son souffle. Il descendit encore jusqu'à arriver à une belle bosse qui était inratable, moulé ainsi dans son petit short bleu.

Il so
urit.

Puis une
porte claqua.

-
Non mais, c'est quoi ce foutoir? On peut pas vous laisser seul plus de cinq minutes et c'est déjà le chambard!

Le pro
f était revenu et tous s'éparpillèrent rapidement.

-E
t coupez moi cette musique! Elle s'entend dans tout le lycée! Grogna le prof.

-Allez le cour est finit tous dehors! Intervint la prof des filles.

Aniel se
releva en affichant un grand sourire et chuchota à Thomas...

-
J'ai gagné! Je crois que c'est moi qui avais raison finalement.

I
l ramassa son haut et sortit alors calmement, avec les autres, de la salle.
Thoma
s était rouge de honte et fulminait. Aniel l'avait eu et il devrait maintenant attendre que tout le monde soit sortit pour pouvoir sortir à son tour, sous peine que tous remarque son érection douloureusement comprimée dans son short.
__________
_________________________________________________________________

Tous les garçons se changèrent en silence pour une fois. Trop troublé par ce qu'ils venaient de voir mais surtout, pour certains, par la réaction de leur corps.

Ils jetaient même parfois quelques coups d'oeils gênés vers Aniel qui n'en avait strictement rien à foutre et s'amusait même de leur réaction.
I
l espérait que cette petite monstration les fasse hésiter avant de traiter n'importe qui de PD.

Seu
l Xavier semblait assez calme, il paraissait même amusé et se foutait algrement de la tête que tirait les autres.
Tom
le soupçonnait même de vouloir aller féliciter Aniel pour son coup.

Si
le côté des garçons était étrangement calme, chez les filles il n'en allait pas de même, s'était même tout le contraire.

D
e l'autre côté de la cloison les discussions battaient leur plein. Au milieu des soupirs amoureux et des cris hystériques un débat se tenait.
A
niel était il ellement homo, dans ce cas elles n'avaient aucune chance avec lui, où bien le bel éphèbe s'était foutu de leur gueule et avait joué la comédie, ce qui montrait son intelligence supérieure et qui laissait toute la place à des débat sur combien il pouvait être sex et qui est celle qui mettra le grappin sur lui en première.

Le débat n'arriva à aucune conclusion, sauf celle que quel que soit le côté d'Aniel, il restait trop sex et toutes feraient n'importe quoi pour l'avoir dans son lit!

Et c'est une foule de filles folle furieuse qui s'empressèrent de retrouver leurs amies à la pause pour leur raconter ce qu'elles avaient vues.

Les garçons légèrement plus honteux préférent oublier ce "ger incident".

E
t le reste de la journée se passa plus calmement que ce que pvoyait le début de la matinée.
Les ragots avaient fait le tour de lcole et étaient revenus sans que beaucoup y croient.

L'évènement paraissait trop incroyable, les garçons le minimisaient, les filles étaient trop hystériques, Aniel avait disparut de la circulation,...
Bref, Tom le savait, à la fin de la semaine plus personne ne s'en rappellera.

"Dommage..."
___________________________________________________________________________

Aniel rentra pour une fois de bonne humeur chez lui. Il avait totalement ridiculiThomas et il adorait ça.
T
oute la journée des filles l'avaient cherché pour lui poser un tas de question, il stait alors réfugier à la bibliotque personne ne pensera à venir le chercher. Et il avait pu ainsi finir ses devoirs pour le lendemain. Ce qui lui laissera toute la soirée de libre, tout en évitant une catastrophe comme celle du matinme.

Il rentra en sifflotant dans la maison et salua Patrick, le portier.
Il arriva dans le petit salon où la plupart des résidents se trouvaient et lança un bonjour à la cantonade.

-
Qu'est ce qui te rend si joyeux Aniel? Demanda Lyra en l'entendant.

-Mais rien du tout! Répondit il le plus innocemment du monde.
Sa
muel s'esclaffa, ne croyant pas un seul instant sa gueule d'ange. Il l'avait vu trop souvent prendre cette expression lorsque Lyra était en colère contre lui, pour tomber encore dans le panneau.

-Allez vas-y! Qu'a tu encore fait? Dit Samuel.
Aniel sourit et lui envoya un clin d'½il.

-
J'te le raconterait une autre fois, lorsque tu sera plus grand! C'est pas une histoire pour les petits enfants.

Samuel prit un air faussement vexé.

-
Mais je suis grand maintenant, tu peux tout me dire! Puis il éclata de rire à la suite d'Aniel.

Tous connaissait par c½ur ce dialogue pour avoir souvent retentit dans la maison lorsque Aniel était plus jeune et voulait soutirer des informations à Lyra ou à un autres adultes.
___________________________________________________________________________

Tom était pensif alors qu'il rentrait chez lui.
Aniel l'intriguait.
Bien sur, il avait remarqué comme tout les autres sa beauté et son charme indéniable. Il possédait comme une attirance magnétique à côté de laquelle on ne pouvait passer.
Mais il y avait autre chose. Une chose qui le perturbait chez Aniel et sur laquelle il ne pouvait mettre le doigt.

Il était plut calme, solitaire et effa en classe. Pourtant on pouvait voir qu'il ne se laissait pas marcher sur les pieds. Il ne faisait rien pour se mettre en valeur pourtant il semblait connaître son pouvoir d'attirance et pouvoir en jouer. Il avait un style rebel, gothique mais jouait l'élève modèle.

C'
était un être tout en contradiction. Il avait quelque chose qui attirait Tom mais qui le repoussait aussi, invariablement. Et il voulait savoir ce que c'était.

T
om traînait les pieds tout en réfléchissant sur la journée passée. Il regardait sans trop d'attention le décor autour de lui, jusqu'à ce que sont regard se pose sur une horloge dans la devanture d'une boutique. Horloge qui affichait déjà 17H15.

-Sheiss!!! Je suis à la bourre!!

Tom commença alors à courir. En plus c'était lui qui avait insisté pour commencer les recherches aujourd'hui.

Il
se sentit brusquement mal.

Il
l'avait oublié...

Il av
ait oublié pendant quelques heures, pourquoi ils étaient venus ici. Il avait oubl ce qui lui passait en boucle dans la tête depuis des mois. Il avait oublié Bill...
Lui qui c'était promis de ne jamais faire comme ça mère, de ne jamais l'abandonner.

Il avait envie de se foutre des tartes. Si ils étaient là c'était pour bill, si il était dans un nouveau lycée c'était pour Bill.
Rien d'autres n'avait d'importance.
Les bizarreries d'Aniel, les cours, le lycée, les profs,... Tout, tout cela étaient secondaire.
Il n'y avait que Bill qui comptait.

C'était pour lui et lui seul qu'il vivait.

Tom accéléra encore l'allure.

"Désormais je ne t'oublierait plus!"

"J'arrive, Bill..."

suivre,...)

# Posté le jeudi 05 avril 2007 11:50