Vrrrrr, vrrrrrrrrr, vrrrrrrrr,...
-Nié?? Une tête ébouriffée sortit des couvertures. Les yeux encore collés de sommeil, dans ces
moments de somnolence où l'on n'est ni totalement assoupit, ni réveillé, où le monde des rêves nous tend encore les bras, pour partir dans une nouvelle aventure dont on ne se souviendra plus au réveil.
Une main aux ongles noirs tâtonna sur la table de chevet, à la recherche de cette petite chose bien connue de tout les ados qui vibrait bruyamment.
-Putain!!!
La main réussit enfin à ce saisir de l'objet et eu un petit moment de doute, Lyra lui en voudrait elle si il envoyait son GSM dire bonjour au mur d'en face comme il avait tant envie de le faire où au contraire devait il répondre pour ainsi savoir quel sera le nom de sa prochaine victime ?
Aniel se sentait magnanime se matin et décida d'épargné l'objet, il pouvait toujours passer son mécontentement sur l'imbécile qui l'appelait.
Mais pour ça fallait encore qu'il décroche avant que le dit imbécile ne raccroche.
Il se renfonça dans ses couvertures et colla l'appareil à son oreille.
-Hun...Lo ?
-J'te réveille ? Demanda une voix joyeuse de l'autre côté de la ligne.
-ki c'est ?
-T'es vraiment pas du matin toi !
-Tom ?
-à qui d'autre à tu donné ton numéro de GSM de toute façon ! Ben oui c'est Tom !
-Putain Tom t'abuse là ! Grogna Aniel, il avait la forte envie de coupé court à cette conversation et de raccroché au beau petit nez de Tom...
"Mais à quoi je pense moi???"
Tom avait tellement insisté pour avoir son numéro de téléphone, qu'il avait cédé. Mais c'était surtout car Tom lui avait avoué qu'il voulait un moyen pour le contacter en tout temps, et que lui puisse le contacter si il avait un problème. Pour qu'il ne lui arrive pas de bricole, lui avait il dit.
Et là depuis une semaine, il avait droit au réveil personnalisé version Tom Kaulitz. C'est-à-dire avec autant de délicatesse qu'un troupeau de gnou déchaîné dans un ballet.
-Qu'est-ce tu m'veux ? Et t'as intérêt à avoir une bonne raison de me réveiller !
-Bah y a déjà l'heure, il est midi passé la marmotte !
-Et alors ? ...
-...
-Scheisse!!! J'suis en retard hein ?
-C'est pas comme si j'avais pas l'habitude...
-Pourtant j'avais mis mon réveil cette fois ci.
-Si tu me disais où t'habitais je pourrais venir moi-même te réveiller et il y aurait plus de problème. Dit l'air de rien Tom.
-C'est non et tu le sais ! Je suis peut être pas rapide le matin mais tu ne m'aura pas comme ça ! Rigola Aniel.
-C'est bon je m'habille et je te rejoins, ok ?
-En clair je peux encore patienter trois quarts d'heure avant que sa majesté ne vienne me gratifier de sa présence ! Ironisa Tom.
-Ha, ha ha ! C'est hilarant ! Voix sarcastique. De toute façon c'est ta punition pour m'avoir réveiller ! Tu me réveilles, tu poireautes ! Je trouve ça équitable, pas toi ?
-Grumf !
Aniel commença à rigoler doucement en entendant Tom proférer des injures à son encontre à l'autre bout du fil. Un chuchotement incessant de "Putain de merde, il m'aura tout fait le salop, il va passer un mauvais quart d'heure dès que je l'ai sous la main... J'le réveille et tout et pas un remerciement... ingrat...ami indigne... une demi heure que je l'attend, ... s'excuse même pas... etc." parvenait faiblement à son oreille.
Tom revint à la conversation lorsqu'il entendit enfin le rire d'Aniel qui s'était fait de plus en plus fort sous les menaces de mort douloureuse et violente et autres injures.
-Non mais tu te fou de ma gueule en plus!!!! Fulmina Tom
-M...Mais n...non... Aniel ne parvenait pas à aligner deux mot tant son rire lui coupait le souffle. Ce qui vexa encore plus son interlocuteur.
-Grrrr!! Arrête de rire et va te préparer andouille! Vexer comme un poux, Tom avait raccrocher dés la fin de sa phrase alors que le traître se bidonnait encore de l'autre côtés.
Aniel rigola pendant encore cinq bonnes minutes avant de se rendre compte que Tom avait raccroché.
Il essuya une petite larme qui avait trouvé refuge au coin de son ½il et raccrocha à son tour au son de cette sonnerie que redoute les amants. Ce "Tuuut Tuuut" continu qui vous apprend qu'il n'y a plus personne qui vous écoute ou vous entend.
Ce bruit qui entraîne bien souvent un sentiment de colère ou de solitude, lui, le faisait bien rire ce matin.
Et c'est serein qu'il partit à l'assaut de la salle de bain.
Cela faisait deux semaines qu'avait commencé leur étrange amitié.
Étrange était bien le mot, encore aujourd'hui il ne savait s'il devait se réjouir ou pas que Tom n'avait pas voulu le laisser, l'oublier.
Aniel se débarrassa du bas de pyjama avec lequel il dormait, qu'il envoya valser dans un coin.
Il entra dans la douche et ouvrit doucement le jet, plaçant la température à la limite de l'ébouillantement. Ses geste était lent, ses membres encore gour de la nuit agité qu'il avait passé. Il n'avait finalement dormit que huit heures cette nuit, quoi qu'en pense Tom.
Le lendemain de l'accrochage avec Thomas, Tom était à nouveau venu vers lui dans la cour.
Lui n'avait rien fait peu sûr que Tom veuille toujours l'approcher après y avoir réfléchit à tête reposer. Il pensait réellement que Tom ne lui avait proposé son amitié que sur un coup de tête et finirait par s'en rendre compte et le laisse tomber.
Mais Tom l'avait une fois de plus étonné.
Il était venu directement à sa rencontre le lendemain et c'est avec une voix enjouée qu'il lui souhaita le bonjour. Puis c'était à nouveau assis à côté de lui en classe et ce durant toute la journée.
Bien sûr Thomas n'avait pas vu ce rapprochement d'un bon ½il. Surtout entre sa nemesis personnel et le gars qui lui avait cassé la gueule la veille.
Xavier par contre était ravit de compter un membre de plus dans "sa bande". Il s'était même mis en tête, sous le regard désespéré des deux autres, de trouver un nom de bande. Pour faire comme toutes les célèbres et vénérables bandes de yakusa japonais.
Aniel offrait paresseusement son visage au jet d'eau chaude.
Sa nuit avait été dure. Il avait eu plus d'un client ce soir, ce qui l'avait épuisé. Mais malgré tout cela lui avait fait gagné un beau petit paquet d'argent. Surtout qu'un de ces clients de la veille était l'homme qui lui avait laisser cet énorme pourboire la première fois. Et cette fois ci aussi Aniel avait cru halluciner lorsqu'il lui avait mis une liasse de billet dans les mains.
Ce type était soit très riche soit complètement inconscient!
En repensant à la veille il posa son regard sur son corps nu que de folles gouttes brûlantes dévalaient, faisant rougir légèrement son épiderme.
Sous la mousse volage qui partait lentement il pouvait compter les marques de doigts sur ses hanches, dues à un client un peu trop brutal.
C'est avec un certain détachement qu'il observait les petites marques rouges. Comme si ce n'était pas son corps, pas sa peau qui avait été martyrisée. Mais que c'était celui d'un autre, qui ne lui appartenait pas.
Il passa un doigt mouillé sur ce qui serait de futur bleu, les comptant.
Petit cercle rouge que peu peuvent interpréter, preuves de sa condition d'objet.
Il éteint finalement la douche, Tom l'attendait.
Il sortit, passa une serviette sur ses hanches et se planta devant le grand miroir opaque de buée. Il passa sa main en un grand trait dessus et se mira dans l'espace ainsi dégager. Il bascula la tête et observa son cou.
Elles étaient là.
Il s'en doutait.
Trois petites marques rouges presque violacés. Trois suçons trônaient sur sa peau pâle.
-Bah! Rien que le fond de teint ne saurait cacher.
Il se sécha, s'habilla et commencer à camoufler les preuves honteuses. Non pas pour lui mais pour les autres, il avait fait un choix et n'en avait pas honte. Mais il savait bien que personne ne le comprendrait, tous le jugerait et le dénoncerait immédiatement, sans chercher plus loin.
C'est donc pour éviter de choquer ses braves personnes qu'il leur cachait la vérité.
Il était un être assez altruiste pour leur épargner cela.
Il se dépêcha de se sécher les cheveux et de se maquiller, Tom l'attendait.
C'était surtout pour lui.
Tom ne devait pas savoir, jamais!
Peur qu'il ne comprenne pas, comme tout les autres, qu'il le laisse, voir le dégoût dans ses yeux, la haine...
Une rumeur qui court, une certitude, des centaines d'yeux qui le fixeraient, les moqueries encore, mais plus à la légère, sans savoir car ils sauraient.
Les persécutions encore et toujours.
Aniel tremblait rien qu'à l'idée, un frisson lui parcourait l'échine.
Finalement, simplement peur que tout recommence. Que des inconnus ce donne le droit de l'abuser simplement car il en avait fait son métier.
Alors que depuis ce jour il ne s'était plus jamais laissé dominé. Car même en dessous c'était toujours lui qui contrôlait tout et ses clients le savaient.
Alors contrairement à toutes les autres amitié, la leurs, au lieu d'être basée sur la confiance, était basée sur les secrets et les non dits.
Tom ne savait rien de sa vie, de son enfance, de sa famille, de l'endroit ou il vivait, ce qu'il faisait une fois rentré chez lui.
Aniel lui avait seulement parler de Lyra, raconter quelque unes de leur frasque et c'était tout.
De même que lui ne savait pas pourquoi il avait déménagé à Berlin, où était sa mère, où il disparaissait tout les soirs pour ne jamais avoir le temps de faire ses devoirs où de sortir enfin ses affaires des cartons.
Ils avaient tacitement conclut la règle de "je ne te demande rien et tu ne me pose pas de questions."
Ils taisaient leur secret et détournaient les conversations qui ne leur plaisaient pas. L'autre laissait toujours faire sans poser de questions.
Ils ne parlaient donc que de sujets futiles, extrapolaient sur le futur, vivant au jour le jour en omettant le passé.
Xavier ne semblait se rendre compte de rien. Faisant la conversation à lui tout seul dès qu'un sujet épineux était mis sur le tapis et que seul le silence lui répondait.
Aniel sentait que cette situation était explosive, cela n'allait pas tenir longtemps avant que le compte à rebours décompte la fin de cette amitié hors normes.
Pourtant il ne pouvait s'empêcher, il était irrémédiablement attiré vers Tom. Comme un papillon vers une flamme, bien qu'il sache qu'il y brûlerait ses ailes.
Il allait en souffrir mais ne pouvait se résigner à lâcher l'affaire. Comme le soldat qui se refuse à abandonner son coéquipier blessé même si cela signifie la mort pour lui.
Car l'espoir, cet espoir insidieux qui se faufile partout, nous convainc qu'il y a toujours une chance que ça marche, que l'on s'en sorte. Un espoir qui nous fait renoncer à l'abandon.
Aniel n'avait qu'une confiance limitée en Tom car lui-même n'avait pas confiance en lui. Il ne connaissait pas ses réactions, ni sa manière de penser. Il ne parvenait pas à le cerner.
Pourtant il sentait en lui un besoin impérieux de lui faire confiance. Son c½ur voulait pouvoir lui faire confiance mais sa raison revenait toujours à la charge et ses arguments avaient beaucoup plus de poids qu'une simple sensation.
Alors il faisait taire son c½ur et continuait le jeu.
Il en profiterait autant qu'il pouvait, le temps que ça durerait.
Et que la partie commence.
Jouons la tranquillité de nos vies et de nos c½urs.
J'en accepte les règles.
Jouons le jeu, jusqu'à la fin, la destruction...
Un petit sourire s'affichait sur les lèvres d'Aniel alors qu'il marchait.
-Hé, Aniel!! T'en as mis du temps, méchant!! Râla Tom en se levant de son banc, qui devait porter l'empreinte de son corps depuis le temps qu'il attendait, et en allant à sa rencontre.
-Soit déjà bien heureux que je te fais grâce de ma présence car si cela ne tenait qu'a moi, je serais retourné me coucher directement. Déclara Aniel d'un ton pompeux.
Tom fit une moue boudeuse et lui tira la langue.
Aniel éclata de rire. Et ce son cristallin éclata dans l'air froid de l'après midi.
Tom fit une petite courbette devant lui et lui tendit le bras.
-Si monseigneur veut bien se donner la peine, il serait peut être temps d'y aller maintenant?
-Alors allons y je vous suit! Répondit il en riant.
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Tom souffla encore une fois bruyamment son souffle chaud produisait de volutes fumés de vapeur dans l'air froid d'octobre.
Raahh, mais qu'est-ce qu'il foutait la starlette? Il avait décider de se faire une permanente, qu'il prenait autant de temps???
Un souffle agacé plus tard, Tom était occupé de frotter vigoureusement ses deux mains ensemble pour tenter de les réchauffer.
Pas qu'il faisait vraiment froid, seulement frais. Mais rester plus d'une heure sans bouger, assis sur un banc, ça refroidit beaucoup de monde.
Mais qu'est-ce qui l'avait pris aussi de sortir sans veste? Et encore heureux qu'il ait décidé de lui téléphoner aussi non il y serait encore demain à l'attendre!
Cool on l'aurait retrouver congelé sur un banc et si il avait encore la chance de survivre il faudrait sûrement lui amputer toutes ses extrémités, sûr il aurait beaucoup plus de mal à jouer de sa gratte avec des moignons en guise de bras.
Tient, est-ce que dans ces cas la on coupait vraiment toutes les extrémités? Même... son regard dériva sur sa ceinture.
...
Brrr!! Finalement il n'avait pas envie de savoir!
Aniel et lui devait aller au cinéma ensemble voir un nouveau film qui venait de sortir. À l'heure qu'il est ils l'ont sûrement loupé d'ailleurs.
En fait il s'en foutait totalement de ce film. C'était pourtant lui qui avait demander à Aniel de l'accompagner au cinéma pour voir ce film qui avait l'air si génial, mais ce n'était qu'une excuse.
Il fallait juste qu'il trouve une activité qui l'empêche de penser et lui occupe l'esprit pour l'empêcher de devenir fou.
Son père c'était sérieusement fait taper sur les doigts par son patron pour tout le travail en retard. Il devait maintenant ce tenir à carreau sous peine de perdre son job.
Alors Marc avait décidé de se calmer un peu et les notes catastrophiques de Tom le confortaient dans son choix. Alors en revenant au soir, il avait dit à son fils cils ne pouvaient plus continuer comme ça. Ils ne visiteraient plus d'orphelinats frénétiquement à chaque moment de libres. Mais espaceraient leurs visites, prenant même la peine de téléphoner pour prendre rendez vous à l'avance.
Tom avait failli s'étouffer à cette décision. Il cria, hurla, que Bill pouvait être entre la vie et la mort en ce moment même, que chaque minutes comptaient, que s'ils étaient venus s'était uniquement pour lui, qu'il n'avait pas le droit de faire passer son boulot avant son fils!
Et Marc l'avait frappé.
Tom n'avait jamais reçus de baffe de son père, jamais. Marc était un partisan de l'explication et la juste punition.
Tom en était rester incrédule, ne faisant pas un geste alors que sa peau rougissait à vue d'½il.
Marc avait poser une mains tremblante sur son épaule et avait lâché.
-Bill nous a bien attendu pendant dix sept ans, il pourra attendre quelque mois de plus! Mais il t'en voudra si tu sacrifiais tes études pour lui, de même qu'on a besoin de ce boulot et de l'argent que je ramène pour pouvoir préparer sa venue à lui.
Puis il avait doucement caresser la joue meurtrie de son fils et avait souffler.
-Et puis Isabelle m'en voudra si je ne prends pas soin de toi au profit de ton frère.
Tom s'était plier à ses argument même si il ne le faisait pas de bon c½ur. Il avait même promit à son père de remonter ses notes.
-De plus, avait sortit son père en rigolant et en lui ébouriffant ses dreads, les directeur des orphelinat seront peut être plus coopératif si on prenait rendez vous au lieu de débarqué à l'improviste dans leur séance de poker ou de golf de bureau.
Mais tout cela n'empêchait pas de Tom d'y penser constamment. Encore plus les jours où son père travaillait et qu'il se retrouvait seul chez lui en sachant qu'il pourrait mieux occuper ce temps à rechercher son frère.
Alors il se changeait les idées en sortant avec Aniel ou Xavier, faire quelque chose, n'importe quoi qui l'éloignerait de ses pensées moroses.
Aniel était revenu déjà une ou deux fois chez lui et ce soir après le ciné et un Macdo il devait rester dormir chez lui. Car ce soir son père partait à un meeting et ne reviendrait que demain soir. Tom ne pouvait songer passer la soirée seule avec idées noires.
Il avait donc demander à Aniel de rester loger chez lui, arguant qu'ils reviendrait sûrement tard du résto et qu'il était préférable qu'il ne rentre pas seul.
Il le savait, il profitait d'Aniel pour éviter de penser à Bill, et il se détestait pour cela.
De l'utiliser mais surtout de chercher à fuir ses inquiétudes pour son petit frère. Il se faisait l'image d'un lâche.
En plus cette amitié, bien qu'utile, le dérangeait. Aniel était si secret, si renfermer sur lui-même. Pas moyen de savoir où il habitait, son enfance, sa vie. Il avait déjà eu assez de mal comme ça à lui extorquer son numéro de GSM, pour essayer de la questionner plus.
Il avait donc laissé tomber.
Pourtant il se sentait vexer de ne pas avoir sa confiance. Il l'avait quand même protégé contre Thomas, mais ça ne semblait pas suffire.
Que lui fallait il à ce gars?
Il ne pouvait pas s'empêcher malgré son ressentiment, de ressentir un pincement au c½ur en sachant que le bel androgyne ne le pensait pas assez bien pour lui accorder sa confiance.
Il se prenait de plus en plus souvent à le regarder du coin de l'½il quand il ne le regardait pas. Il détaillait son corps fin, son visage angélique, ses cheveux noir jais tombant sur ses épaules.
Il détestait le sentiment que cette vue réveillait en lui. La détestait car ne pouvait la nommé, l'expliquer ou même la bridé.
Aniel était indéniablement beau. D'une beauté envoûtante, frêle et fragile mais si charismatique. Pourtant ce qui le tiraillait n'était pas un quelconque désir pour le brun, cela il aurait pu s'en affranchir sans problème.
C'était une démangeaison au niveau de son c½ur, une souffrance sourde, comme un appel.
Une détestable sensation qui ne se calmait que lorsque Aniel était à ses côtés.
Et qui sait que Tom déteste avoir besoin de quelqu'un.
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Il était vingt trois heures tapante et ils revenait enfin de leur petite virée ciné, resto.
Il avait été voir un autre film que celui initialement prévus, "à cause de qui?" avait ronchonné Tom et avait à la place prit une place au hasard. Hasard qui ne semblait pas leur être favorable car le film était un vrai navet. Tellement mauvais qu'il ne se souvenaient même pas de l'histoire, ils avaient discuter et rigoler pendant toute la séance. Donnant tout haut leur avis sur tel ou tel scène, mâchonnant bruyamment leur pop-corn, leurs pieds sur le siège de devant. En clair en pourrissant le visionnage du reste de la salle.
Puis ils étaient allés manger un hamburger en se promenant dans la ville. Tom avait été choquer du volume impressionnant de nourriture qu'Aniel pouvait ingurgiter tout en gardant son physique de crevette. Réflexion qui lui valut une tape de la dites "crevette".
Enfin rentré, Tom s'effondra dans le premier fauteuil à sa disposition et Aniel qui ne voulait pas se bougé plus pour en trouver un libre, s'écroula sur lui.
-Houpf! ...niel, bouge, t'es lourd...
-Nan veux pas bouger, j'suis trop mort! En plus j'suis pas lourd, j'ai un physique de crevette, c'est toi-même qui la dis!
Tom grogna, elle était bornée la crevette. Allez hop! Si il bouge pas, c'est moi qui le bouge le fruit de mer!
Un grand "BOUM!" plus tard suivit d'un "Aille!" et d'une bordée de juron. Et le crustacé s'égaillait gentiment sur le sol du salon.
-Saloperie de pieuvre!!! M'en fout je reste là! Dit il en se réinstallant plus confortablement sur le tapis.
Tom souffla, désespéré devant tant de connerie, il devait vraiment être fatigué Aniel. Il avait remarqué qu'au plus Aniel était fatigué au plus son quotient intellectuel régressait.
Il tendit la main au mollusque avant que celui-ci ne s'endorme vraiment sur son tapis.
-Allez vient, à la douche et puis au dodo!
Avec ce qui semblait être un effort insurmontable Aniel, largement aidé par Tom, put se relever. Et Tom le conduisit directement vers la salle de bain.
-Mais je veux pas me laver, je me suis déjà laver ce matin! Fit remarquer Aniel.
-Aniel. Dois je vraiment te rappeler la bousculade avec le gros dur et ce qui advint de ton coca?
-Tient oui c'est vrai, je suis tout collant. Observa avec détachement Aniel.
-Donc pas de discussion, à la douche!
Tom lui amena de propres serviettes ainsi que ses affaires qu'il avait oubliées dans le salon.
Aniel commença à se démaquiller directement et Tom voulu sortir de la pièce. Mais Aniel le retint par le bras, semblant plus lucide qu'il y a quelques minutes.
-T'as qu'à venir avec moi. Comme ça on aura plus vite finit, je le vois bien que tu es tout aussi fatigué que moi.
-Pardon??? Demanda incrédule Tom.
Aniel ne proposait quand même pas qu'ils prennent leur douche ensemble, si?
-Bien oui! Expliqua Aniel qui avait recommencer à se démaquiller.
-On prend notre douche ensemble, comme ça on ira plus vite et on pourra aller se coucher.
Tom ne répondit rien, indécis.
-ça te gêne? Demanda Aniel, ne recevant pas de réponse.
-Non, non pas du tout! J'suis d'accord.
Après tout, à l'école les douches étaient communes et cela ne l'avait jamais ennuyer. Mais il ne pouvait s'empêcher de penser que la cabine ici était beaucoup plus petite, et qu'il serait impossible qu'ils ne se touchent pas.
Puis sa fatigue reprit le dessus. Aniel avait raison il était également épuisé même si il avait tenter de le cacher. Ne jamais montrer ses faiblesses.
Il accepta donc et commença à se déshabiller tout comme Aniel.
Il fit déjà couler l'eau à la bonne température et ils rentrèrent tout les deux.
Finalement la cabine était assez grande pour accueillir deux personne sans qu'elle se touche, se qui détendit un peu Tom.
Il était encore dans ses pensées quand il reçut le jet d'eau dans la figure.
Aniel avait décrocher le pommeau et arrosait joyeusement sa pieuvre.
-Réveille toi Tom, c'est pas le moment de dormir! Rigola Aniel en abaissant enfin le jet.
Tom les dreads trempées, alors qu'il avait tout fait pour éviter de les mouiller, observa une étincelle meurtrière dans les yeux le coupable de son état et lui balança avec force son éponge savonneuse dans la gueule.
-Tu rit moins là maintenant, crevette! Ironisa-t-il.
-Aille mais ça fait mal! Se plaignit Aniel.
-Bien fait! Répondit Tom du tac au tac. Mais il s'approcha d'Aniel lorsqu'il vit que celui-ci avait toujours les yeux fermés et grimaçait.
-ça va? Demanda-t-il, inquiet.
-Nan, ça pique, j'ai du savon dans les yeux.
En effet Tom pouvait voir plusieurs larmes se mêler aux gouttelettes sur le visage d'Aniel. Il s'approcha donc de lui et enleva ses mains de sur ses yeux, qui essayait de vainement faire partie le savon. Il prit un gant de toilette propre de tout savon, prit le menton de son face à face et en ayant humidifier le gant il le passa doucement sur les yeux blessé, jusqu'à ce qu'Aniel puisse à nouveau ouvrir les yeux.
Le noisette se fondit dans le noisette et Aniel lui fit un petit sourire de remerciement. Il se pencha, ramassa l'éponge de Tom et continua ce pourquoi ils était là, c'est-à-dire ce laver.
Tom le regarda, pétrifier, se rapprocher de lui avec l'éponge pour la passer doucement sur son torse et ses épaules.
Il rougit violement et voulu récupérer son éponge. Il n'avait plus trois ans et savait bien se laver tout seul!
Mais Aniel ne semblait pas s'en préoccuper et mit l'éponge hors de porter.
-Tututut! Don't touch! C'est moi qui ais l'éponge c'est moi qui lave! Affirma-t-il.
Tom le laissa alors faire et le laver là où il ne l'avait pas encore fait lui-même.
Aniel lui prit un bras et le lava consciencieusement, avant de le lâcher et de passer à l'autre. Il retourna Tom pour qu'il lui fasse dos. Et commença à laver ses épaule et omoplates en décrivant de petits cercles.
Il passa ses côtes, et frôla ses fesses, alors que Tom se tendait sous le dernier attouchement.
Il ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait, pourquoi se laissait il faire ainsi sans tenter de bouger ou de se rebeller. Il ne faisait que subir, sans l'arrêter, ces étranges caresses.
Puis il sentit une paire de lèvre frôler sa nuque, pour finalement s'y poser en un doux baiser.
-Finit! Dit Aniel en se reculant.
Cette phrase semblait provenir de très loin et lorsque Tom en comprit enfin le sens Aniel était déjà sortit de la cabine et se séchait.
Il coupa l'eau et le rejoignit. Aniel eu vite finit de se sécher et s'habiller. Il ne portait toujours qu'un bas de pantalon, noir et large, alors qu'il restait torse nu.
Tom resta plus longtemps dans la salle de bain tentant de sécher au moins un minimum ses dreads pour ne pas tremper son lit.
Lorsqu'il sortit après avoir éteint toute les lumières, il retrouva Aniel endormit sur son lit.
Il n'avait apparemment pas eu le courage de sortir le second lit, ni de se mettre sous les couvertures.
Tom le déplaça donc et tira les trois tonnes de couvertures sur lui. Puis il vint prendre place à ses côtés, le poussant un peu et éteignit la lumière.
Percevant un corps chaud à côtés de lui, Aniel s'en rapprocha, enroula ses jambes aux siennes et vint nicher sa tête dans son cou en poussant un soupir de contentement.
Tom d'abord surpris, finit par passer ses bras autour de sa taille pour le rapprocher de lui.
Et il s'endormit.
Mais pourquoi donc Tom était il allé dormir dans le même lit qu'Aniel? Car il aurait très bien pu ouvrir le deuxième lit et s'y installer.
Mais il vous aurait répondu qu'il était épuiser et qu'il n'avait aucune envie de partir à la recherche d'un coussin dans les tréfonds de son armoire, de plus c'était Aniel qui aurait eu toutes ses couvertures.
Et puis peu importe ce soir cela ne comptait pas, il se poserait assez ses questions demain matin, alors laissez le dormir que diable!
Deux silhouettes étroitement imbriquer dormait paisiblement, ce soir encore aucun des deux n'aurait froid.
(à suivre,...)
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YATTA!!!
Enfin le 13 éme chapitre!!!!
J'ai bien crus que je n'arriveras jamais à l'écrire celui-là T_T
C'est un chapitre où il ne se passe pas grand-chose (ok, ok, où il ne se passe rien!) mais qui est super important pour comprendre comment évolue leur relation, ne vous inquiétez pas, l'action revient dès le prochain chapitre avec quelques surprise et rebondissement.
Mais je ne pouvais vraiment pas passer directement à l'action sans écrire ce chapitre. Donc voilà! J'espère qu'il vous plait quand même ^_^
Je suis quand même affreusement désolée pour le temps que j'ai pris à l'écrire (gommen, gommen...T_T)
Je n'ai absolument aucune excuse (faut pas se voiler la face, j'avais vraiment aucune envie de l'écrire celui-là!)
C'est pour ça que je tiens à rendre hommage à toutes (tous?) mes lectrices (lecteur?) et commentatrices (-eur?) acharnées.
Vous m'avez inondé de coms (gentils, supplications, menaces,...etc) alors que je n'en avais pas demander autant. ^^
Donc je m'incline bien bas, pour arriver à me suivre. ^^ (et surtout à survivre à mes publications assez aléatoires!)
Je vous remercie toutes et vous fait de très gros bisoux <3 <3 <3
(Ouais je sais que c'est plus sympas de répondre à chaque coms, mais vous avez vu combien y en a!!!! Si je commence maintenant c'est pas aujourd'hui que vous aurez ce chapitres mais la semaine prochaine!! Donc, priorité à l'histoire je pense...)
Promis, promis, promis, Je vais essayer de publier plus régulièrement, si possible une fois par semaine comme sur l'ancien blog, mais c'est pas sûr car mes exams approchent et les prof nous bombarde de travaux -_-'
Si quelque un a des questions précise à me poser sur moi ou ma fic, laisser moi soit votre adresse mail, soit votre adresse MSN et je vous contacterais ^^ (vu que je ne répond pas au com pour ce chap,...)
EDIT: Bon comme vous l'avez sûrement remarqué (bien tient, ils l'ont tous remarqué, suffit de lire les com, Andouille!)
héhé... Pour l'édit chaque semaine, c'est pas gagné T_T ... (Naon c'est vrai??? vu que ça fait quand même deux semaine que ta plus rien mis, c'est franchement FLAGRAND!!!)
Je suis en pleine crise de fénéantise extréme.
Style: veux pas voir mes mail, veux pas regarder mes coms (en clair éviter tout ce qui pourrait m'obliger à faire quelque chose), veux pas allez sur les forums, veux pas faire mes devoirs, veux même pas regarder si j'ai des devoirs, veux pas allumer mon gsm, foutez moi la paix, j'veux griller mon seul neurone en me gavant de télé et d'anime. (pas comme si cet états changeait de d'habitude! -_-')
Etat qui est par contre hautement suicidaire à l'approche de mes examens. Donc c'est flagélé par ma propre conscience, qui pour le coup est sortit de sa caverne, que je tente de me reprendre en main.
Et donc je peux vous l'annoncer, oui enfin, le 14 est (enfin) en cour d'élaboration (en clair t'était même pas fichu de commencer à taper la moindre ligne avant!!!! è_é)
Mais heu... >_< donc oui maintenant que je m'y suit mise, la suite devrait bientôt arrivée, disons MARDI au plus tard (comme ça, ça t'obligera à travailler, grosse larve!)
Sur ce Tchüss, j'ai un chapitre à terminer moi ^^
