Et non vous ne rêvez pas en couleur, vous n'avez pas finalement grillé le dernier câble qu'il vous restait, vous pouvez même reprendre la bouteille de vodka que vous venez de lâcher.
Ce n'est pas une illusion fabriqué par votre esprit dérangé...
Je suis de retour !!!!! (après quoi, oh pas grand chose juste une affaire de 8 mois et des poussières... presque rien quoi ! Me rappelle gentillement ma conscience)
Il ne sert à rien je crois de vous dire que ce chapitre fut très dur à écrire et oui l'accouchement fut particulièrement laborieux. En fait pour tout dire les 10 dernier chap n'était pas du tout prévu dans le scénario de base. Tant que l'imagination suivait, il n'y avait aucun problème par contre quand je me suis rendue compte que j'allais bien devoir un jour retomber sur mes pattes et reprendre l'intrigue de base rien ne fut moins simple.
Donc voici encore un chapitre intermédiaire (que je n'espère pas trop décevant, personnellement je m'en serais bien passée !) mais qui va me permettre de commencer enfin les choses sérieuses!
ça va pas être joli à voir et je vous promet que ça va saigner !!!!! ^_^
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Chapitre 17: Le ciel s'obscurcit mais une bonne étoile revient.
Une semaine était déjà passée, une semaine de cour ennuyeux, une semaine d'attente devant le téléphone. Attente d'un coup de fil de Lucie.
Tom et Marck étaient dans un état de stress impossible de quoi leur assuré un ulcère pour les fêtes de noël !
Une attente angoissante, une attente indécise, de celle dont on ne sait pas ce qu'il va en ressortir.
Du bon comme du mauvais, un espoir comme une horrible nouvelle. Leur futur semblait intimement lié à ce coup de téléphone. Comme le coup de téléphone habituellement attendu d'un hôpital où on a passé nos derniers examens, celui-ci pouvait sonner la fin de leur peine où au contraire le début d'un deuil à retardement qu'aucun des deux ne se sentait capable de franchir.
Dés que le téléphone sonnait Tom et son père sursautait d'horreur et dans un regard angoissé se regardait pour savoir qui aurait le courage cette fois ci de décrocher.
C'est étrange la peur que l'on ressent dans ces moment, l'angoisse de ne pas savoir et en même temps la peur d'apprendre une terrible nouvelle. L'espoir côtoie la peur, se disputant la place dans nos pensées, le cerveau embrouillé, notre destin semble nous échapper. Il ne tient plus qu'à un fil, qu'à un coup de fil.
Une semaine de peur, d'attente, de relais devant le fixe pour ne surtout pas louper un seul appel.
Une semaine que Tom ne faisait plus attention à rien, ni en cour, ni chez lui. Une semaine que Marck ne pouvait lui en vouloir, ne disait rien car lui agissait pareille.
Une semaine à trépigner sur place, une semaine que les visite et recherche était arrêtée.
Et l'ennui...
Une semaine de silence pour Aniel.
Assit tout les deux, silencieux, en cour, à la cafèt, puis se séparent sans un mot pour rentrer chez eux.
Depuis une semaine, Tom ne lui avait plus adressé la parole, trop plongé dans sa propre angoisse pour voir la présence toujours à ces côtés.
Il savait qu' Aniel lui en voulait, qu'il avait été affreux avec lui. Il en avait parfaitement conscience mais lui qui ne s'était jamais excuser à personne ne comptait pas commencer aujourd'hui.
Cela n'avait aucune importance après tout ! L'amitié d'Aniel n'était rien, rien comparée à ce qu'il se passait quand il rentrait chez lui.
Bien sûr il restait pourtant constamment ensemble.
Par habitude, car ainsi on les laissait tranquille, car Aniel était le seul à accepter sa présence silencieuse à ses côtés, car lui-même ne posait aucune question et ne disait un mot.
Car même si il ne voulait se l'avouer sa présence légère et presque réconfortante lui faisait du bien, calmait pour un temps la tempête de son cerveau.
Aniel était un lien tangible avec la réalité. Il était là et serait toujours là quoi qu'il arrive.
Il était l'ancre solide dans la mer de ses émotions, ce qui lui permettait de garder la tête à la surface, de ne pas se noyer et se laisser emporter.
Et puis c'était agréable de sentir sa chaleur qui le réchauffait lentement lorsqu'il était proche.
Réchauffait son corps engourdit par le froid glacial qui l'enserrait chaque soir. Nuit après nuit, cauchemars après cauchemars, nuit blanche sans sommeil entrecoupée de tremblement incontrôlable de ses membres glacés.
Aniel n'était plus venu chez lui et plus une seule nuit le froid ne le lâchait.
Était ce lui qui avait arrêté de l'invité ou était ce Aniel qui avait refusé de revenir chez lui ? Il ne savait plus...
Ils s'étaient engueulé, plusieurs fois, et depuis, le silence,...
Proche mais éloigné, à deux mais seul, il ne faisait rien pour arranger la situation et ne savait même pas si il le voulait. S'était peut être mieux comme ça ?
Une amitié pas dérangeante, juste quelqu'un à cotés de lui pour qu'il n'ai pas l'air seul, quelque un à coté de qui s'asseoir en cour ou à midi, qui ne lui posera aucune question. N'était ce pas comme ça qu'il voulait voir leur relation depuis le début ?
Mais le problème était là, il aurait voulu la voir comme ça mais depuis le début ça avait été différent. Malgré leur différence, leur secret, ils n'avaient pas pu ne rester que deux connaissances.
Nom de Dieu ils avaient plus d'une fois dormi dans le même lit ! Et il avait aimé cela, cette chaleur qui l'enveloppait alors, qui chassait le froid.
Dans une autre vie ils auraient pu devenir meilleur ami, c'était exactement le genre de personne qu'il aurait pu accepter à ces côté pour n'importe qu'elle situation.
Et il ne voulait même pas pensée aux quelques idées dérangeantes qui l'avaient parfois surprit en le regardant dormir.
Dans un autre temps, un autre lieu, je t'aurais laissé me toucher, je t'aurais laissé avoir une petite place dans ma vie, Aniel.
Mais pas maintenant, pas aujourd'hui, pas alors que je ne sait même plus ou j'en suit moi-même, pas alors que j'ai trop de chose sur lesquelles pensées, trop de secrets que je ne peu partager, trop de peur que je ne peu même pas énoncer tout bas sous peine de fondre en larme encore une fois.
Alors je vais tout faire pour t'éloigner, quitte à te blesser, à te faire du mal. Je dois être fort et m'épancher sur ton épaule ne m'y aidera pas.
Notre amitié ne restera qu'hypothétique.
Quitte a avoir toujours aussi froid...
Sur ces résolutions, bonnes ou mauvaises, le visage de Tom se vida de toute expression. A partir d'aujourd'hui il sera fort, comme il aurait du toujours le rester.
Et sur son visage de marbre seul ses yeux, où brillait une lueur de détermination sauvage, semblaient encore vivants.
Il se leva du canapé du salon où il était rester affalé bien trop longtemps et alla jusqu'à sa chambre se poster à la fenêtre guitare en main.
Il en caressa presque amoureusement le bois verni ainsi que ses cordes. Cela faisait bien trop longtemps qu'il n'en avait pas joué.
Pendant les deux heures qui suivirent le silence de l'appartement fut troublé au rythme des notes de musiques qu'arrachait Tom à son instrument.
Un défilé de douces rengaines coupé de rift endiablés, de mélodies lancinantes suivie d'autre beaucoup plus agressives.
Au moment ou il entamait la fin du célèbre "Nothing Else Matters" de Metallica, exécuté avec brio faut il préciser, un autre son vint se joindre à sa mélodie.
Le téléphone sonna...
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-Aniel ?
Lyra entra doucement dans la chambre de l'adolescent, qui, elle devait avouer, n'en était plus un depuis longtemps, si seulement il en avait été un un jour.
-Aniel, ça va ?
La fine silhouette était toujours assis sur le rebord de sa fenêtre, le regard perdu dans le ciel qui s'obscurcis, ne semblant pas même avoir conscience de sa présence.
Elle s'avança encore jusqu'à se trouver derrière lui, tendant une main mais finissant par la rétracter et la laissé retombé à ses côté, hésitante.
Elle ne savait pas comment réagir...
Elle voulait le prendre dans ses bras comme elle le faisait sans pudeur il y a quelque année. Mais voilà elle n'osait plus, cette enfant, cet homme qui se prostituait pour elle...
Elle s'en voulait depuis si longtemps.
Car elle le savait si il avait si peu d'ami, si il n'avait pas une vie normale, c'était à cause d'elle, à cause de son métier, de son égoïsme. En voulant le garder prés d'elle elle l'avait en quelque sorte condamné à cette vie.
Et toujours cette question, si je l'avait emmené au autorité compétente aurait il pu avoir une meilleur vie, un meilleur avenir ?
Alors elle ne le toucha pas comme elle voulait le faire...
Ce jeune homme brisé.
Elle se doutait bien du pourquoi de sa nouvelle mélancolie, de ces faux sourires joyeux en présence des autres, de cette frénésie de sexe qui s'était emparé de lui.
Elle savait pour tout les client brutaux qu'il faisait monté dans sa chambre. Alors qu'elle attendait paniqué dans la chambre d'à côté pour être sure que ça n'irait pas trop loin, car elle savait bien que dans son état il n'appuiera pas sur le bouton d'alarme.
Son visage encore plus défait à chaque fois qu'il revenait des cours...
Ce Tom, qui semblait être devenus son nouvel, son seul ami, le lâchait comme tout les autres avant lui.
Et elle avait peur que celui ci soit celui de trop. Leur amitié avait été beaucoup plus loin que toute les autres. Ils avaient même plusieurs fois dormi ensemble !!
Mais que dire à une personne qui venait encore de perdre un ami... que celui si était de toute façon un gros connard, pas fait pour lui ? Qu'il trouvera quelque un d'autre qui l'acceptera comme il est ? Alors qu'elle savait que personne de l'extérieur ne pourra le comprendre, jamais.
Alors elle ne dit rien car rien ne pourrait le consoler...
-Aniel tu ferait bien de descendre, le dîné est prêt. Chuchota-t-elle après un moment. Et c'est les yeux brouillés de larmes naissantes qu'elle lui tourna le dos pour rejoindre les autres.
La porte se referma étouffant le rai de lumière venant du couloir et laissant les ombres se refermé à nouveau sur la fine silhouette.
Aniel détourna enfin ses yeux des étoiles et porta sa main à ses joues que quelques petites goutte salé s'amusaient à dévaler.
Une fenêtre donnant sur une nuit noire, faiblement éclairée de l'intérieur, reflète de fait tout ce qui se passe dans la pièce tel un miroir.
Il avait donc vu le geste de Lyra, les émotions passant sur son visage, son bras retomber, sa tristesse encore avant de lancer cette phrase creuse.
Elle savait mais n'osait faire quoi que ce soit.
"Je lui fait du mal. Et elle ne dit rien."
"Ça ne peut pas continuer comme ça..."
La silhouette se releva lentement déliant ses muscles crispés par leur immobilisme. Il grogna et essuya rapidement les derniers vestiges de ses pleurs. Il prit une grande inspiration puis lâcha dans un souffle la phrase qui le libérerait enfin.
-C'est fini Tom, j'arrête de jouer, je laisse tomber.
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Le silence régna en maître sur l'appartement, si ce n'est la sonnerie stridente qui vrillait l'air. Tranchant comme une lame l'atmosphère étouffante de la pièce.
Tom abandonna sa guitare sur son lit et presque craintivement il rejoignit son père dans le salon. Deux yeux qui ce croisse, un regard qui ce passe de mots, un hochement de tête et on se lance.
-Allo ?
-Oui bonjour, je voudrais parler à Mr Kaulitz, je suis Lucie Freeman de l'orphelinat de la Pitié.
-C'est moi-même. Répondit Marck, n'osant pas en dire plus il laissa son interlocutrice continuer la conversation pendant qu'il adressait à toute les divinités de son répertoire une prière silencieuse.
-Je tenais à vous informer de l'avancée de mes recherches, c'est que ça m'a prit du temps de contacter mes homologues et de les persuader de faire une petite recherche dans leurs vieux dossiers. Car vous savez, les orphelinat n'ont jamais eu bonne réputation, à raison d'ailleurs, ce qui fait que les gens de notre métier craignent par-dessus tout de déterre les cadavre de leur armoire. Ce n'est qu'un façon de parler bien entendus, mais vous voyer ce que je veux dire...
Marck ne ressemblait plus qu'à une pelote de nerf et Tom, à côtés, était dans un état encore pire.
Après avoir envoyé, une fois pour toute, se faire foutre tout le saint frusquin, il se décida à couper son monologue pour enfin obtenir l'information qu'il voulait.
-Excusez moi, mais l'avez-vous trouver ????
-Pardon j'aurais du commencer par là. Oui, son nom figure dans les listes d'un orphelinat de banlieue. Mais celui-ci est fermé depuis plusieurs années, c'est la concierge Mrs Jérard qui m'a donné l'information. Le complexe est fermé mais les dossiers sont toujours sur place. J'ai même pu arranger un entretien avec elle pour dans trois jours, si cela vous convient, je vous attendrais devant l'orphelinat de la Pitié à 16H30 pour vous y conduire. Déclara-t-elle avec empressement, sans presque reprendre son souffle. Comme si elle voulait s'excuser de son étourderie.
-C'est parfait, on sera là. Répondit il immédiatement, voulant couper cour à ce torrent de parole. Puis réalisant enfin ce que tout cela signifiait, sa voix se fit plus douce et mesurée lorsqu'il ajouta.
-Merci, merci beaucoup pour votre aide inestimable, mon fils et moi vous en serons éternellement reconnaissant.
-Ce... ce n'est rien vous savez, je n'ai fait que ce que toute personne normale aurait du faire.
-Vous avez fait bien plus, Lucie, vous nous avez redonné de l'espoir, alors, encore... Merci.
-De rien Mr Kaulitz. Rendez vous vendredi alors, n'oubliez pas !
-Aucun risque !
-Hum. Mr Kaulitz, il faut que vous compreniez que ce n'est pas gagné pour autant. Tout ce que l'on sait c'est que votre fils a bien vécut dans cet orphelinat au moins un temps. Mais cela fait plusieurs années que celui-ci à fait faillite et votre fils pourrait être n'importe où.
Je veux dire, rien ne vous dit que cette visite vous rapprochera de ce que vous cherché.
-Ne vous inquiétez pas j'en ai conscience, mais ce n'est que le début.
-Bien, donc à vendredi. Passez une bonne soirée Mr Kaulitz.
-Vous aussi Lucie.
Clack !
Le téléphone retombe sur sa base.
Marck pousse un soupir et s'affale sur le fauteuil le plus proche.
C'est un Tom au bord de la crise de nerf qui prend place en face de lui, assis sur la table basse.
Marck plonge ses noisettes pensives dans celle de son fils qui le fusillent littéralement du regard.
Mais aucune parole ne s'écoule de sa bouche.
Tom est à cour de patience et c'est dans une voix qu'il veut assuré qu'il lance...
-Alors ??? Paroles qui s'achève dans un tremblement, qui vire franchement au couinement hystérique très peu masculin et il déteste ça.
-Pfff. Elle a retrouvé les traces d'un Bill Kaulitz dans les archives d'un orphelinat qui est malheureusement fermé depuis un petit bout de temps. Mais tous les dossiers sont toujours sur place et il y a de grande chance que l'on sache ce qu'il est devenu.
Son sourire s'agrandissait au fur et à mesure de ces paroles, comme si les dire à haute voix les rendait plus réelle, plus tangible.
Tom abasourdi était encore à assimilé les mots qui venaient d'être prononcée.
-Elle nous donne rendez vous ce vendredi à 16H30 pour nous y conduire. Acheva-t-il.
Il se réjouissait maintenant franchement de la tête que tirait Tom.
-Comment... comment est-ce possible ? Demanda Tom, les sourcils froncé.
-Quoi ça ?
-Comment a-t-elle pu réussir en une semaine là où nous avons échoué pendant des mois ?
Les yeux de Tom étaient au bord des larmes, alors que leur propriétaire faisait tout pour les retenir derrière ses paupières.
Marck se pencha en avant et prit délicatement son fils dans ses bras. Dans une étreinte assez lâche pour que celui-ci puisse s'en défaire s'il le voulait.
-C'est que notre bonne étoile s'était fait la malle depuis un moment, mais ne t'inquiète plus elle semble être revenue pour ne plus nous quitter.
Il berça encore quelque instant son fils dans ses bras, avant de se rendre compte que le sommeil l'avait finalement vaincu.
Il se chargea difficilement (ben oui il n'a plus vingt ans !) de son fardeau pour le ramener dans sa chambre. Il prit juste la peine de lui enlever ses chaussures et sa casquette avant de le glisser sous les draps.
Il quitta doucement la pièce en murmurant pour lui-même.
-C'est vrai que tu n'as rien fait pour nous faciliter la tâche, Isabelle. Mais je suis heureux que tu ais enfin décidé de nous donné un petit coup de pouce. Espérons juste que notre chance dure encore un peu.
( À suivre,...)
EDIT: Merci de m'avoir corrigé!! je ne sais ce que j'avais en tête lorsque j'ai osé écrire cet affront au grand groupe qu'est Metallica. (c'est une de mes chansons préférée mais je ne suis pas capable de connaître le chanteur, je me désespère toute seule parfois -_-' et on s'étonne que je me fait toujours ramassée lorsque je joue au Buzz musique (pour celles qui connaissent) c'est ma s½ur qui va encore m'engueuler!!!! ^_^)
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