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Existence: Chapitre 2

Existence: Chapitre 2
Chapitre 2 : Au commencement

La pl
uie tombait dru sur Berlin. Le ciel était bouché de lourd nuage gris et noir, cette mer de coton aurait pu passer pour calme et douce en regardant ces rubans de noirceurs s'enrouler paresseusement, déclinant toute la palette des gris du plus foncé au plus clair.

Aurait
pu seulement car ce plafond trop bas pesait sur les consciences et le doux coton déversait des litres d'eau comme une éponge que l'on tord. De temps en temps un flash de lumière aveuglant frappait et disloquait les ténèbres, vite suivit d'un grondement sourd d'un géant que l'on réveille. La nuit était tombée depuis longtemps et plus personne n'osait défier son emprise sur la ville.

Une seul
e silhouette avait choisi ce temps de cauchemar pour parcourir la cité endormie. Pourquoi ?
Car le temps s
'accordait à son humeur ? Car le ciel ainsi bouché la cachait aux yeux de là haut ?
Car l
a pluie en tombant masquerait ses larmes ? Ou encore, car le tonnerre assourdirait les pleurs du petit paquet qu'elle portait dans ses bras ?

P
eut être que c'était un peu pour tout cela qu'elle avait choisi cette nuit au lieu d'une autre, une nuit de cauchemar pour un geste qui sera d'autant plus horrible.

Une légère bué
s'échappait d'entre ses lèvres alors qu'elle hâtait le pas dans les rues noires.
Elle rep
éra enfin ce qu'elle cherchait depuis le début de cette nuit, elle s'approcha d'un bâtiment pourtant aussi sombre que les autres, noirci par la pollution.
L'être
dans ses bras avait cessé de pleuré, avait-il comprit qu'il ce passait là quelque chose d'important ?

Peu
probable. Mais, avec une intuition ou cette compréhension déconcertante qu'on tout les petit enfant, ce fut en silence que cette jeune mère pu poser l'enfant sous le porche du bâtiment, le protégeant ainsi sommairement de la pluie.

Enr
oulé dans sa couverture, l'enfant gigota légèrement et ouvrit de grands yeux noisette sur celle qui allait bientôt l'abandonner.
E
lle embrassa son front, lui murmurant un pardon, alors que de nouveaux sanglots s'échappaient de sa gorge. Puis se retourna et s'enfui, happé par la nuit. Elle couru sans se retourner de peur de s'effondrer, de manquer de courage, de retourner le chercher...

Mais elle ne pu manquer les sanglots de l'enfant qui avait recommencé à pleurer, et chaque pleur lui troua encore un peu plus le c½ur, comme chacun de ses pas qui l'éloignaient de son bébé.

L'enfant
se débattait dans sa couverture pleurant toujours plus fort. Sur ses bras, qu'il avait libéré de l'emprise du tissu, on pouvait voir du coté droit une gourmette dorée et du gauche un bracelet de maternité dont l'encre avait un peu coulé.

Da
ns les ténèbres de cette nuit pluvieuse, un porche s'alluma, et une porte s'ouvrit sur un nouveau né. Porte du paradis, porte de l'enfer...
En tout
cas elle se sont ouvertes sur ...

Bill K
aulitz
01/09/1989

suivre,...)
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Et vo
ilà c'est de nouveaux assez court mais ce n'est vraiment que la mise en bouche, le chapitre trois ne devrait pas trop tardé et sera beaucoup plus long.
Av
ez-vous quelque chose à dire? Une remarque à faire? C'est tout simple, laissez un com...

# Posté le jeudi 05 avril 2007 10:27

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