-Merde ! Il est déjà dix heures !
Je pestais bruyamment contre mon horloge espérant vainement que ça pourrait y changer quelque chose.
-PFFF ! Allez ma fille, debout, au boulot ! Aussi non cette chienne de Cathia serait capable de te piquer ta place.
Je lâcha à contre c½ur le livre si intéressant que je tenait en main, sans oublié de corné une page pour ainsi pouvoir la retrouver.
Et je me dirigeais en traînant les pieds vers une minuscule salle de bain dans le but évident de prendre une douche.
La douche prise il fallait encore que je me sèche les cheveux, me maquille, me coiffe et surtout m'habille et non je ne contait pas sortir toute nue dans la rue !
Mais quelle plaie de devoir aller travailler quand les autres se repose ou mieux encore, dorme !
C'est clair maintenant, je serais en retard et Cathia m'aura sûrement déjà piqué plusieurs de mes clients réguliers.
Je m'habilla en vitesse, enfilant un petit haut moulant, un mini jupe et mes talon haut.
Je vais à une fête déguiser ? Je n'ai aucun goût vestimentaire ? Détrompez vous c'est mon boulot qui veut ça.
Mais quel genre de boulot peut il demander de s'habiller en pute ?
Et bien exactement.
Laissez moi me présenter : Lyra Mayson, jeune rousse de 17 ans, prostituer.
Cela n'est pas glorieux comme curriculum vitae. Mais on s'y fait, on n'a pas le choix.
Moi je viens d'un petit village dans le nord de l'Allemagne, mon rêve a toujours été de partir étudier dans la grande ville, mais mes parents n'étaient pas de cet avis, alors je me suis enfuie.
Et voilà où j'en suis.
Comment voulez vous trouvez un boulot pour une gosse de seize ans, ho bien sur j'en ai fait des jobs d'étudiants, mais il sont la plupart du temps sous-payer et il est interdit pour un étudiant de travailler plus de trois mois sur l'année. Que voulez vous que je fasse avec un salaire de trois mois pendant le reste de l'année, moi qui n'avais rien ?
Alors je suis partie trouver mieux et je suis tombé sur Mia. Elle était dans le rue depuis plusieurs années déjà et elle ma prise sous son aile. C'est elle qui m'a initier au métier et c'est encore elle qui ma motivé à continuer mes études.
Elle est morte, tué à coups de couteaux, il y a cinq mois. Et maintenant je vit dans le petit deux-pièces qu'elle m'a légué, j'étudie le jour et je travaille la nuit.
Bon c'n'est pas tout ça, mais faut que j'aille bosser moi si je veux avoir un truc à me mettre sous la dent demain.
J'attrape mon sac à main à la volée avec mon trousseau de clef et je descends à toute vitesse les escaliers.
Je travaille toujours dans le même coin et ce soir ne fera pas exception, enfin si cette cher Cathia n'a pas piqué la place.
C'est à coté des boites de nuit de la rue St Vincent (nom totalement inventé !) il y a toujours pas mal de monde, ce qui veut dire beaucoup de client potentiel et pas trop de risque de se faire agresser dans un coin sombre. Merci Mia pour cette astuce.
J'arrive enfin au lieu dit et n'y voit pas Cathia, ouf !
Par contre il y a un attroupement de gens qui m'étonnait. Qu'est ce qui ce passait ?
Je m'approcha, bousculant quelques personnes pour arriver au centre du cercle.
Là ce tenait allongé le corps d'un jeune garçon aux cheveux noir.
-Il était là il marchait et pouf il c'est évanoui !
-Mais que fait il tout seul si tard le soir.
-C'est scandaleux de laisser de jeunes enfants se promener dehors à une heure pareille.
-...
J'en avais assez entendu, cela ne me concernait pas et je m'apprêtais à faire demi-tour.
-Et regardez il se réveille, ne faudrait il pas l'emmener à l'hôpital il semble s'être battu ?
Curieuse je me retourna vers le gosses, il devait avoir à peine plus de sept ans tant il était maigre et chétif. Et, effectivement, il avait un gros bleu violacé sur la pommette droite et le sourcil gauche entaillé. Il bougeait lentement comme si son corps était tout endolori, ce qui était sûrement le cas, il prit peur en voyant tout ces visages inconnus penchés sur lui.
Pourtant il parvint à articulé une phrase qui ne fut entendue de personne sauf de moi, tous trop occupé à débattre du fait d'appeler oui ou non une ambulance.
-Pas l'hôpital,... ils pourraient me retrouver...
Sa voix était faible et croassante. Je le prit en pitié et lorsqu'il passa ses mains sur son front pour le masser en signe de douleur, je décida de m'en mêler pour écarté tout ces badaud qui ne faisaient qu'accentué son malaise.
-Laissez le, je le connais, je suis sa voisine et je vais le raccompagner chez lui. Di-je sûr de moi.
-vous êtes sur que vous ne voulez pas qu'on vous accompagne jusqu'à l'hôpital le plus proche ? Me demanda quelqu'un.
-Non, non ça va allez et puis ses parents s'inquiètent, ils seront plus que rassuré de le voir rentrer à la maison.
La foule commença à se dispersé et j'attrapa « mon voisin » par le bras pour le tirer vers une rue déserte.
-Que... ? Encore un peu dans les vapes, il posa deux prunelles incertaines sur moi.
-Ne pose pas de question, tu ne voulais pas allez à l'hôpital, alors je t'ai aidé, c'est tout.
Lui répondis-je simplement.
Je lui lâcha le bras une fois à l'abris des regard.
-Allez maintenant vas-y, rentre chez toi ou va où c'que tu veux mais nettoie tes blessures et soigne toi, c'est pas beau à voir.
Il me regarda et me fit un petit sourire. Ce fut à ce moment que je remarqua à quel point son visage était beau, malgré ses blessures un simple sourire avait illuminé ses traits.
-Merci... Me dit il tout bas.
Puis je le vis vaciller sur ces jambes et il me tomba dans les bras.
-Et... ? Mais réveille-toi !
Il arborait maintenant un visage paisible, il s'était endormit.
Je le pris dans mes bras, il ne pesait presque rien.
-Holala ! Depuis quand n'as-tu plus mangé toi ?
J'écarta quelque mèche noire de son visage et souris en voyant sa bouille d'ange.
-Bon bin... tu vas venir chez moi je crois et je te soignerais, mais demain tu rentre chez toi, y a pas écrit pension de famille sur mon front. D'accord ?
Je n'eu qu'un petit soupir pour toute réponses prenant cela pour un oui, je transporta mon paquet jusqu'à mon petit appartement.
Mais qu'est ce qu'on allait bien pouvoir manger demain ?
(à suivre,...)
